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L'Usine Auto

Les enjeux du mariage entre PSA et Opel

Julie Thoin-Bousquié , , ,

Publié le

Les enjeux du mariage entre PSA et Opel
L'Opel Ampera-e. Avec Opel et Vauxhall, le groupe produirait un peu plus de 4 millions de véhicules
© Astrid Gouzik / L'Usine Nouvelle

Après quelques années de flottement, le groupe automobile mené par Carlos Tavares semble pris d’un féroce appétit. En témoigne l’annonce vendredi 17 février d’un investissement de 200 millions d’euros pour moderniser son site historique de Sochaux (Doubs). Mieux encore, PSA dit examiner avec General Motors de nombreux projets, "y compris une acquisition potentielle d’Opel". Ce rapprochement avec la filiale européenne du constructeur américain est loin d’être une surprise au regard des relations qu’entretiennent les deux constructeurs. Cette année, la Peugeot 3008 partagera sa ligne de production à Sochaux avec l’Opel Grandland X. Mais PSA semble vouloir aller plus loin.

Le groupe reconnaît implicitement que la course aux volumes n’est pas aussi dépassée que l’avait laissé entendre son PDG. Avec Opel et sa marque sœur britannique Vauxhall, PSA produirait un peu plus de 4 millions de véhicules. Un pas de plus vers le top des constructeurs mondiaux, mais la nouvelle entité resterait encore loin de Volkswagen et Toyota (environ 10 millions d’unités), et même de Renault-Nissan (9,6 millions). 

Consolider sa place en Europe

PSA consoliderait sa place en Europe, avec l’implantation forte d’Opel en Allemagne, mais aussi au Royaume-Uni. Reste à savoir si cette assise lui permettra de s’attaquer plus facilement à l’international, l’un des plus grands défis du groupe. Jean-Christophe Quémard, le directeur de la région Moyen-Orient et Afrique du groupe, a indiqué ce mois-ci vouloir faire de l’Iran un hub destiné à irriguer toute la région, jusqu’à la Géorgie et au Turkménistan.

Ce rapprochement n’est pas sans risques. Les gammes de Citroën et Opel sont positionnées sur des créneaux très proches. PSA devra assainir les comptes d’Opel, qui a encore accusé une perte opérationnelle de 257 millions de dollars en 2016. Il faudra rationaliser les coûts industriels et augmenter les capacités des usines Opel. D’où les craintes de casse sociale… PSA pourra-t-il négocier avec General Motors pour profiter du savoir-faire appliqué sur l’Opel Ampera-e. Il n’est pas sûr que le producteur de la Chevrolet Bolt lâche si vite son savoir-faire dans l’électrique… À la traîne sur ce secteur, PSA en aurait bien besoin.

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