Les effets de changes impactent la croissance de Nestlé
Par Patrick Déniel - Publié le
L’équipe de direction de Nestlé était réunie ce 20 octobre à Paris pour présenter les résultats des neuf premiers mois de l’année. Sur cette période, les ventes sont en hausse de 7,3 % à 60,9 milliards de francs suisses (49 milliards d’euros).
La croissance organique se décompose en 4,1 % de croissance interne réelle et 3,2 % d’adaptation des prix, indique le groupe. "Dans un environnement difficile, nous avons continué à construire nos positions avec une croissance saine et vigoureuse dans toutes les zones", expliquait Paul Bulcke, le directeur général du groupe, qui prévoit sur l’ensemble de l’année, une performance légèrement supérieure à la fourchette de croissance organique à long terme de 5-6 %.
Mais le leader du secteur agroalimentaire a subi des effets de changes particulièrement défavorables (-15,1 %), toutes les principales devises évoluant négativement vis-à-vis du franc suisse, et subit des effets de périmètre (-5,7%) avec la vente d’Alcon, qui font reculer les ventes de 13,5 % sur la période par rapport à la même période de 2010. Paul Bulcke s’est montré confiant en rappelant les bons chiffres de croissance organique depuis le début de l’année (6,4 % au premier trimestre, puis 8,5 % et 6,7 % sur les deux trimestres suivants).
+13,1% dans les pays émergents
Le groupe a enregistré une croissance des ventes de 4 % dans les pays développés et de 13,1 % dans les pays émergents. Sur la zone Europe, le groupe a enregistré des ventes de 11,1 milliards de francs suisses (8,93 milliards d’euros), avec une croissance organique de 3,8 % (et une croissance en termes réels de 2,2 %). Sans indiquer de chiffres d’affaires pour la France, Laurent Freixe, directeur de la zone Europe, indique les ventes du groupe ont progressé de 5 % sur les neuf premiers mois "70 % de cette croissance étant due aux volumes, et 20 % due à la hausse des prix".
Interrogé sur sa participation dans le groupe L’Oréal, "la décision judiciaire française ne modifie en rien les conditions de l’accord entre Nestlé, L’Oréal et la famille Bettencourt", explique Paul Bulcke, qui rappelle que les deux groupes sont liés par un accord jusqu’en 2014. "Nous avons le temps", a conclu le dirigeant.

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