Les écrans plats se recyclent à la pelle
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié leEuro 2008, Jeux Olympiques de Pékin... La folie des écrans plats ne se tarit pas. Près de 6 millions devraient s'écouler cette année, et autant de vieux tubes cathodiques finir à la casse. A la casse ? Pas tout à fait. 20 % des écrans, tous types de téléviseurs confondus, sont aujourd'hui collectés en vue d'être recyclés. Afin d'augmenter le recyclage, le Syndicat des industries de matériels audiovisuels et électroniques (Simavelec) a mis au point un plan de bataille. L'objectif : réussir à collecter la moitié des TV éliminées dès 2009, et 70 % en 2010.
En 2008, le Simavelec table sur une collecte de 40 000 tonnes de matériels, soit 66 % de plus qu'en 2007. Une réussite qui doit beaucoup à la mise en place de la filière de recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) fin 2006, en application d'une directive européenne, qui oblige notamment les distributeurs à collecter les vieux matériels lors de l'achat d'un nouveau. Aujourd'hui, les distributeurs représentent 45 % des collectes, contre 55 % pour les déchetteries.
Toutefois, la filière fait face à un nouveau problème. Les écrans plats représentant la quasi totalité des ventes et les tubes cathodiques la grande majorité des déchets - ils constituent 75 % du parc installé -, il n'est plus question aujourd'hui de refabriquer des tubes cathodiques avec le verre des écrans. Or, le verre compte pour 60 % dans le poids d'un téléviseur cathodique ! « Il faut trouver quelque chose pour recycler le verre, qui crée suffisamment de valeur, explique Bernard Heger, délégué général du Simavalec. Idem pour les dalles des écrans plats, qui sont pour l'instant stockées ou incinérées. »
Dans les écrans LCD et plasma, 92 à 95 % des composants sont recyclés. En revanche il faut plus de temps pour les démonter, et cela essentiellement manuellement, ce qui pose là aussi un problème de valorisation.
30 millions d'euros devraient être consacrés au recyclage des téléviseurs cette année, financés par l'écotaxe (entre 4 et 8 euros par appareil). Les organismes chargés de la collecte (Ecologic, Eco-Systèmes et ERP) se sont prononcés pour une stabilisation de cette taxe, misant sur l'augmentation des volumes et les gains de productivité pour faire face à l'augmentation des coûts.
En savoir plus :
Déchets électroniques : une mise en place laborieuse (24/03/2007)
Raphaële Karayan

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












