Les écoles internes haussent le ton
Le 12 mars 2009 par Arnaud Dumas | L'Usine Nouvelle n° 3138La loi sur l'autonomie des universités menace l'indépendance de leurs écoles d'ingénieurs internes.
« Nous sommes des écoles d'ingénieurs comme les autres. » Tel est le message que la cinquantaine de directeurs d'écoles d'ingénieurs internes aux universités devaient marteler les 11 et 12 mars, lors du colloque annuel organisé par la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs. Et pour cause. Thème principal de la rencontre : l'impact de la loi relative à l'autonomie des universités sur leurs écoles internes. Ces dernières craignent en effet de voir leur gouvernance diluée dans la manoeuvre et de ne plus avoir la maîtrise totale de leur stratégie. Elles prennent donc les devants. « La loi est déjà passée, mais le gouvernement peut encore émettre des recommandations de bonne conduite et c'est ce que nous demandons », explique Gérard Noyel, le vice-président de la Cdefi. Le véritable enjeu réside en fait dans l'allocation des fonds publics. Dans le cas de ces écoles, ils transitent par l'université, charge au président de l'établissement de les répartir ensuite entre ses différents départements et écoles. Et la nouvelle loi n'oblige plus à doter les formations scientifiques plus généreusement que les autres filières. « La tendance est à l'égalitarisme dans la répartition des moyens, déplore Gérard Noyel. Or, les objectifs, les conditions de travail avec les entreprises, le recrutement sélectif ne sont pas les mêmes entre une école d'ingénieurs et un département de sciences économiques et sociales. » D'autant que la Commission du titre d'ingénieur (CTI) veille au grain. Et risque d'épingler les écoles internes qui ne respecteront pas les critères de qualité du diplôme. Les universités, de plus en plus nombreuses à vouloir leur école d'ingénieurs, ne devraient pas rester sourdes à ces revendications. .











