Les écoles d'ingénieurs limitent les frais
Le 18 février 2010 par Arnaud Dumas | L'Usine Nouvelle n° 3180En majorité publiques, les écoles d'ingénieurs préfèrent garder des frais de scolarité peu élevés. Et trouver d'autres ressources.
La question est épineuse. L'augmentation des tarifs d'inscription à l'université provoque toujours une levée de boucliers de la part des associations étudiantes. En témoigne la réaction à l'annonce de l'université Paris-Dauphine de relever les droits de scolarité de ses masters de gestion et d'économie internationale de 230 euros à entre 1 500 et 4 000 euros selon les revenus de la famille. Une augmentation permise par le statut particulier de Dauphine qui, à l'instar de certaines écoles d'ingénieurs (Arts et Métiers ParisTech, Grenoble INP, ISAE, Ecole des ponts ParisTech, etc.), a été labellisée « Grand Etablissement » par le gouvernement. Cette volonté de développer ses ressources propres se retrouve dans les écoles d'ingénieurs.
Mais pour celles-ci, pas question de faire payer les élèves. A la place, elles développent leurs contrats de recherche ou les diplômes parallèles. Les mastères spécialisés, ces formations d'un an, internes aux membres de la Conférence des grandes écoles et accessibles aux bac +5, se multiplient. Les Arts et Métiers en comptent ainsi une vingtaine, qui regroupent 360 étudiants et dont les frais d'inscription vont de 7 500 à 10 000 euros. Du coup, les frais de scolarité des ingénieurs restent raisonnables. Selon l'Observatoire de la vie étudiante, ils plafonnent à 605 euros en moyenne dans les écoles publiques (contre 3 621 euros dans les écoles privées, qui représentent moins de 25 % du total). « Nous faisons partie de l'université de Montpellier, nos tarifs sont donc fixés par le ministère, à 550 euros, explique Nadine Manenq, la responsable de la scolarité de Polytech'Montpellier. Mais ce sont les droits d'inscription les plus chers de l'université. »











