Les écoles d’ingénieurs aux nouvelles de leurs étudiants au Japon
Par Cécile Maillard - Publié le
Nombreuses sont les écoles françaises d’ingénieurs ou de management à avoir des partenariats avec des universités japonaises.
Parmi elles, l’INP Grenoble, qui compte dix étudiants et un enseignant-chercheur sur place dans des régions différentes. Tous vont bien. « Maintenant, nous nous demandons s’il faut les rapatrier en France, ou les évacuer vers le sud du pays, explique un porte-parole de l’Institut. Mais les avions pour Paris sont complets jusqu’à mercredi, et il y a d’énormes bouchons, qui empêchent certains étudiants de se déplacer. »
Du côté de l’INSA de Lyon, plusieurs étudiants se trouvent dans la région de Sendaï, ville très touchée par le séisme. L’école y a ouvert en 2008, avec Centrale Lyon, un laboratoire commun avec l’université de Tohoku. Tous les étudiants sont sains et saufs, mais leurs témoignages confirment que les locaux de l’université ont subi de lourds dégâts. Selon un des enseignants joint par l'INSA, « à Sendai, tous les gens essayent d'obtenir de la nourriture pour survivre. Il n'y a que peu de magasins ouverts et il faut attendre pendant des heures pour faire ses courses. Mais nous patientons tranquillement ; on s'entraide même si on ne se connait pas du tout. » Une quinzaine d'étudiants de l'INSA Lyon sont actuellement au Japon, où l'année universitaire se termine. L'INSA Lyon, dans un communiqué, indique que « pour certains de (ses) élèves encore sur place, l'inquiétude demeure présente du fait des contraintes logistiques dans la région du Tohoku (à ce jour, le rapatriement, même vers une autre région du pays, semble difficile). »
La dizaine d’étudiants de l’Ecole centrale de Nantes, en double diplôme à l’université de Keio, à Tokyo, ont tous été joints dès vendredi. « A présent, nous nous conformons aux conseils de l’ambassade de France, qui est de s’éloigner de Tokyo », explique l’école. Trois options sont possibles : aller plus au sud, Centrale Nantes ayant un partenariat avec l’Université de Doshisha, à Kyoto ; partir dans un autre pays ou rentrer en France. Le directeur des relations internationales de l’école était au Japon la semaine dernière, il est reparti vendredi matin, peu de temps avant le séisme…
Photo : JanneM - Flickr - C.C.

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