Les diplômés étrangers menacés d'ostracisme

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3254
Diplômés télécom
© D.R.

  Écoles et entreprises se mobilisent contre le durcissement de la politique d'immigration qui empêche l'embauche de jeunes diplômés étrangers.

Bilal* est un jeune marocain, bientôt diplômé de l'Ensta Bretagne, option architecture navale et offshore. Après six mois de stages chez CGGVeritas, il devait être recruté par l'entreprise. "Nous voulions l'embaucher après l'avoir formé, testé ses compétences et validé ses capacités d'intégration dans l'entreprise", témoigne François Monchy, le responsable RH de la division marine du spécialiste de géophysique. Mais le projet risque de tourner court... À cause de deux ministres. Le 31 mai, Claude Guéant et Xavier Bertrand ont envoyé une circulaire aux préfets portant sur la "maîtrise de l'immigration professionnelle". Les ministres de l'Intérieur et du Travail leur demandent d'examiner très sévèrement le passage du statut d'étudiant étranger à celui de salarié étranger. La raison : « Une grande part du flux migratoire à caractère professionnel provient de changements de statut demandés par les étudiants." L'objectif est clair : faire baisser les statistiques de l'immigration professionnelle.

Pour CGGVeritas, cela revient à s'engager dans un véritable parcours du combattant pour obtenir l'autorisation d'embauche. "Elle doit prouver qu'aucun Français ne peut faire l'affaire, ce qui est très difficile au niveau d'un jeune diplômé", explique Francis Jouanjean, le directeur de l'Ensta Bretagne. Jusqu'ici, une loi de 2006, dite loi Sarkozy sur l'immigration choisie, offrait une dérogation aux diplômés de niveau master : ils pouvaient disposer d'une autorisation provisoire de séjour de six mois pour trouver un job, sans que l'employeur ne soit obligé de prouver l'absence de compétences françaises sur le poste. La circulaire du mois de mai introduit des restrictions qui, de fait, font disparaître cette période de six mois. "Notre jeune ingénieur est obligé de retourner au Maroc, le temps pour nous de faire les démarches", regrette François Monchy.

 

L'université inquiète, les employeurs catastrophés

Ce brutal durcissement suscite l'inquiétude et la colère des écoles, des universités et des entreprises. Au début de la semaine, la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs a écrit aux trois ministres concernés (Intérieur, Travail, Enseignement supérieur). "C'est une aberration de se fixer comme objectif de faire venir plus d'étudiants étrangers en France, explique son président, Christian Lerminiaux, parce que notre industrie en a besoin, de payer leur formation avec de l'argent public, puis d'empêcher leur embauche." Pierre Aliphat, le délégué général de la Conférence des grandes écoles, précise : "C'est un système qui pénalise la France en termes d'attractivité universitaire et d'un point de vue économique." Le 13 juillet, Pierre Tapie, président de la CGE, et Maurice Lévy, président de l'Association française des entreprises privées (Afep), ont d'ailleurs écrit à Claude Guéant pour lui faire part de leurs craintes. Le 3 août, le ministre a répondu en rappelant sa position : un étudiant étranger a vocation à retourner dans son pays. Réunie jeudi dernier, la Conférence des présidents d'université s'est dite inquiète de mesures qu'elle considère antinomiques à l'essence même de l'université.

La mobilisation monte d'autant plus que les refus de visas aux jeunes diplômés se multiplient. On parle de plusieurs centaines cet été, rien qu'en Île-de-France. À l'École spéciale des travaux publics et du bâtiment (ESTP), douze étudiants chinois et marocains en fin de cursus ont signalé des difficultés à leur école. Alors que tous ont des promesses d'embauche. "C'est un contresens, réagit Nicolas Orio, le directeur des relations entreprises de l'école. Dans le BTP, il y a une carence énorme en main-d'oeuvre très qualifiée. Pourquoi créer des problèmes à ces personnes qu'on a du mal à attirer ? Nous avons 66 universités partenaires dans le monde, qui vont arrêter de nous envoyer des étudiants. Ce sera bon pour l'économie française ça ?" D'autant que les étudiants français risquent de pâtir de mesures de rétorsion sur les programmes d'échanges.

À Télécom Saint-Étienne, la promotion sortante de 120 élèves compte 18 étrangers. "Les étudiants nous ont alertés sur les soucis rencontrés pour renouveler leur titre de séjour, raconte le directeur, Laurent Carraro. Au-delà de la circulaire, des consignes ont été données pour qu'il y ait des reconduites aux frontières dans les trente jours qui suivent la fin de leur titre de séjour. Nous avons dû avancer certains jurys pour leur donner une attestation de réussite au plus tôt."

Les employeurs sont aussi catastrophés. Une très petite entreprise du photovoltaïque avait prévu d'embaucher une Chinoise pour sa double compétence : architecte, après cinq ans d'études en Chine, et ingénieur après sa formation à l'ESTP. "Nous devons attendre son attestation de diplôme fin septembre pour remplir un dossier, lourd et complexe pour notre structure de trois salariés, explique une responsable. Puis patienter plusieurs mois avant la décision de l'administration. C'est très pénalisant... Mais nous voulons l'aider et la garder, parce qu'elle est super-calée. Alors nous attendrons." De son côté, le Syntec numérique a écrit au ministre pour s'insurger sur la restriction de la liste des métiers ouvrant droit à des titres de séjour et il se murmure que le Medef ne devrait pas tarder à se manifester à son tour.

 

Des solutions de contournement en attendant mieux

Bertrand Calmon, le responsable du recrutement de CGGVeritas, a participé la semaine dernière à une réunion avec d'autres DRH internationaux, issus d'EDF, Sodexo, Peugeot... "On a parlé de cette circulaire, dit-il, car elle nous pose de sérieux problèmes." Son entreprise, présente dans 40 pays, recrute beaucoup d'étrangers. "En Angola, on nous impose des cadres angolais. Envoyer là-bas un ingénieur formé dans nos bureaux français, qui partage notre culture d'entreprise, est primordial pour nous." "La circulaire de mai réinterprète la loi de 2006, pour que les autorisations délivrées aux étudiants de niveau master ne soient plus attribuées qu'au compte-gouttes, estime Sarah Stadler, avocate au bureau de Paris et membre du Gisti, une association qui vient en aide aux immigrés. Ces restrictions se traduisent par des centaines de refus de changement de statut des étudiants. Le contentieux s'alourdit considérablement."

Des contournements se dessinent ici ou là pour garder les étudiants en France le temps de régler les problèmes ou faire embaucher le jeune diplômé par une filiale anglaise. Est-ce une solution ? Les représentants de l'enseignement supérieur essaient encore de négocier, en comptant sur l'appui du ministère de l'Enseignement supérieur. Mais Laurent Wauquiez ira-t-il attaquer Claude Guéant sur ses terres en période électorale ? Si le dialogue ne sert à rien, les représentants de l'enseignement supérieur se disent prêts à aller plus loin. D'autant qu'une circulaire ne peut juridiquement pas être en contradiction avec une loi et qu'il serait assez simple de l'attaquer en Conseil d'État. "Si on ne fait rien, on risque de ruiner en quelques mois dix ans d'efforts", conclut, amer, un directeur d'école.

Ce que Claude Guéant répond aux écoles

La lettre du 3 août adressée par le ministre de l'Intérieur à la Conférence des grandes écoles assure que la circulaire du 31 mai ne bloque pas l'embauche d'étudiants étrangers. "Elle ne fait pas obstacle au recrutement d'un cadre représentant un talent international précieux pour l'entreprise. Une entreprise qui établit n'avoir pas trouvé les compétences recherchées sur le marché du travail français est fondée à demander une autorisation de travail au profit d'un travailleur étranger correspondant à ses attentes." Les diplômés français d'abord...


 

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29 réactions

Great Soul Seven | 01/10/2011 - 20H39

Réaction ambivalente : d'un côté l'insertion des cadres étrangers dans les pays d’accueil appauvrit intelligentsia dans les pays d’origine , mais d'un autre côté c'est injuste de ne pas laisser l'opportunité pour le cadre qui le désire d’évoluer dans le pays d’accueil...bref chasser ne résoud pas le problème mais il faut se demander pourquoi accepte t-on les étudiants étranger ?

Great Soul Seven

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tino1301 | 30/09/2011 - 16H57

Je ne comprends pas toute cette polémique. Un étudiant étranger qui veut venir faire des études en France, le fait car il souhaite acquérir des compétences dans un domaine, souvent non couvert par les système éducatif de son pays. En quoi est-ce choquant qu'il retourne dans son pays pour contribuer à son essor économique ?

Ne pensez-vous pas justement que nous avons assez "pillé" les pays du tiers-monde ou émergents ? Quand la France va "piquer" des médecins roumains, je pense pareil... ce n'est pas normal...

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Clandestino | 30/09/2011 - 16H48

Je tiens à remercier ce pays pour son hospitalité qui a duré cinq ans (le temps de décrocher mon diplôme d'ingénieur), maintenant, Soit je réussis à trouver un poste dans un autre pays, soit le chômage au Maroc. Vous me direz que mon poste trouvera preneur rapidement ! eh bien non ! l'entreprise recherche 2 autres personnes ayant le même profil que moi (toute ma promo est déjà embauchée) ! ça fera 3 postes vacants maintenant ! En espérant que les concurrents veuillent bien de moi !!

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alchimiste32 | 30/09/2011 - 15H01

pourquoi tirer sur d'innocents étudiants ? Le problème de la France est loin d'être lié à ces mesures de replâtrage ! Je rompt mon pacte avec Sarkozy aujourd'hui. Définitivement. !

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vivie | 30/09/2011 - 13H24

Pour répondre à academic les autorités canadiennes acceptent des français chez eux à la condition que le travail ne puisse être fait par un canadien !!!!!!! Et pourtant vous n'avez pas l'air de le savoir et il n'y a aucun mal à cela. Si nous n'avions pas de chômeurs, ce serait incompréhensible mais ce n'est pas le cas.

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ninofer | 30/09/2011 - 12H48

préférence nationale française qui dessert les intérêts de la nation France...heu oui c'est vrai, car la France exporte et si elle traite mal les citoyens etrangers, les exportations vont baisser. Mais il semble que le Maroc achete toujours le TGV, donc en fait, la France fait ce qu'elle veut et peut maltraiter qui elle veut ?

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Nada | 30/09/2011 - 12H42

J'ai lu entre autres "incompétents, incultes, peu professionnels et sociables..."

On parle de lauréats de grandes écoles d'ingénieurs, de grandes écoles de commerce, Sciences PO,...

Marocaine, ayant fait mes études supérieures en grande école de commerce en france et travaillé 2 ans à Paris, j'ai fait le choix - COMME UNE GRANDE PARTIE DE MES CONCITOYENS dans la même situation ces dernières années - de rentrer définitevement au maroc au vu de la situation peu réjouissante en france... Quand on est bien diplomé, on se rend très vite compte que l'on bénéficie aujourd'hui d'une qualité de vie 100000 fois meilleure au maroc qu'en france. Tout ça pour dire que le débat est deplacé. Ce ne sont pas les lauréats de grandes écoles qui posent problème à mon avis, ce sont malheureusement les gens peu ou pas qualifiés. Par cette mesure, la France continuera à garder sa population d'immigrés "ratés" parceque c'est une ancienne génération bien installée, et de virer les bonne compétences. Moi je dis tant mieux, leurs pays d'origine ont en besoin...

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Karim Expat français en Asie | 29/09/2011 - 22H29

Ce n'est pas la préférence nationale quant à l'emploi qui est choquante. En revanche la politique de préférence nationale française qui dessert les intérêts de la nation France, ça semble un tantinet incongru, non?

Quant à comparer les niveaux d'instruction et qualifications des pays Européens, et ceux disponibles dans les pays "hors Europe" (moins développés de ce point de vue dans la plupart des cas) est juste stupide d'autant que c'est la seule protection de ces Etats faces aux investissements des entreprises étrangères sur leurs sols qui chercheraient à limiter les transferts de compétences.

Concernant les problèmes dits "d'immigration" en France du point de vue sécurité-communautarisme-emploi relèvent plus des manques et erreurs des politiques françaises (nationales et locales) de la ville-urbanisation, d'éducation nationale, et de gestion du territoire. Il est certes moins coûteux de faire diversion et de tenter de réparer les conséquences que de prendre le problème à la racine.

Taper sur l'autre c'est déjà se dédouaner soi-même. En temps de crise, c'est même rassurant….

De toutes façons, ces problèmes "d'immigration" et la gestion des entrées comme Solution Absolue à tous nos problèmes, relève plus de l'immigré sans compétence venu piller les Caisses de la Sécu…

Les hauts diplômés internationaux ne correspondent pas franchement à ce sous entendu collectif, non?!

La France en tant que pays développé a par définition vocation à attirer l'élite professionnelle mondiale justement pour assurer la pérennité de son propre développement et son statut de puissance reconnue dans le monde.

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pierrelrq | 29/09/2011 - 21H19

Oui, enfin, tout le monde ne fait pas partie de "l'élite".

Au lieu de juger de la compétence des gens, sachez qu'il existe effectivement au Maroc une autorisation de travail pour les étrangers et qu'il existe aussi des Marocains qui ont autant de compétences que des Français ( même issu de votre "élite" ) et donc qui sont prioritaires pour l'emploi.

Plus de renseignements:

http://www.expat-blog.com/fr/guide/afrique/maroc/1378-visa-de-travail-au-maroc.html

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Sophie | 29/09/2011 - 20H38

Prétendre que puisque certains pays appliquent déjà la préférence nationale nous devons en faire de même (et vice-versa) est un argument bidon. Ce ne sont pas les mêmes industries, pas le même contexte socio-économique, toute comparaison est complètement insensée ! Je suis assez surprise de retrouver ce genre de commentaire sur le site de l’Usine Nouvelle, que je croyais s’adresser à un public un minimum avertis et censé y réfléchir à deux fois avant de sortir ce genre d’aberration … (Ce qui ne veut pas dire pour autant que je suis contre cette circulaire, vous l’aurez bien compris.)

En passant, il serait intéressant de connaître la position du gouvernement en ce qui concerne les étrangers ressortissants de l'espace Schengen, qui n'ont pas besoin de permis de séjour et doivent en théorie bénéficier des mêmes droits que les Français.

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Patrick | 29/09/2011 - 20H25

Dans de nombreux pays, les immigrés qui restent sans emploi sont invités à rentrer chez eux. C'est une règle de bon sens.

Quand on pense que l'on a accueilli 200 000 immigrés en 2010 alors que l'on a 4.5 millions de chômeurs et des millions d'autres assistés, que nos déficits sociaux sont abyssales et que l'on a plus assez d'argent pour construire des logements aux Français, je me demande jusqu'où vont nous pousser les bien pensants (politiques, associations et médias). Les tensions sont tels qu'une guerre civile ne m'étonnerait pas.

Je me rends compte que même les jeunes qui sont d'ordinaire manipulés pas les syndicats d'extrême gauche sont en train de franchir la passerelle vers le FN
.
Je vous tiens responsables, vous les journalistes et bien pensants immigrationnistes, de ce qui va immanquablement arriver dans les prochaines années.

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fayat | 29/09/2011 - 20H21

la préférence nationale ? c aussi au maroc, en tunisie, sénégal etc etc donc n'essayez pas de me faire pleurer pour les pauvres originaires de ces pays que vous etes OBLIGES d'embaucher, meme s ils sont incompétents, ignares incultes, peu proffesionnels et sociables.

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Joko | 29/09/2011 - 20H13

Et qu'est-ce qui devrait choquer au fait de faire travailler en priorité les salariés de leur propre pays ?

Il n'y a que les bobos-gauchos mondialistes pour s'indigner sur une chose évidemment normale : la préférence nationale !

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fayat | 29/09/2011 - 20H09

Ridha Bravo; francais ayant vécu au maroc, les marocains sont meme tres fiers de cette loi de préférence nationale kil brandissent devant les Noirs leur principaux objets de vomissement

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Benoit | 29/09/2011 - 20H00

C'est tout à fait farfelu. Comme je trouvais qu'il était un peu tôt pour épouser ma copine chinoise mais on lui faisait des difficultés pour rester en France, nous sommes tous les deux partis au Canada où nous avons été accueillis à bras ouverts. Ce qui caractérise l'immigration française, c'est précisément le fait qu'elle est beaucoup moins qualifiée qu'en Amérique du Nord.

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stevv08ar | 29/09/2011 - 12H13

préférence nationale d'accord...mais il y a aussi la préférence algérienne et tunisienne au travers des accords avec ces pays.

Un algérien qui arrive avec un visa touristique de 30 jours (parfois obtenu grâce à des interventions d'élus de tous bords après des refus du consulat), se marie à une ressortissante française obtient une carte de séjour sans que l'administration ne puisse s'y opposer ET PEUT TRAVAILLER SANS AUTORISATION et éventuellement prendre la place d'un français ou d'un étudiant.

Mais là on ne modifie pas les accords avec l'Algérie et la Tunisie.

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QUIKE | 29/09/2011 - 11H44

Oui, tout le monde sait que les diplômes même français ne trouvent pas de travail, rien de nouveau sur la planète, on se demande comment un journal comme l'USINE, peut encore raconter des banalités pareilles, sauf si l'on veut faire battre les gens entre eux, mais aujourd'hui tout le monde sait qu'il n'y a plus de travail même en France pour les français, alors cet article c'est encore l'art d'écrire quand on a rien à dire, et Pire on les paye encore pour ça.

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nun01 | 29/09/2011 - 06H56

Etvous, vous voulez un marocain près à travailler pour une misère et vous reprochez à l'état de ne pas vous laissez faire. Moi je pense que d'autres personnes peuvent faire votre travail sans tirer les salaires vers le bas. La france n'as pas besoin que vous vous remplissez les poches par tous les moyens en apportant de la misère autour de vous

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Rohan | 29/09/2011 - 05H59

l'usine nouvelle ne fait que traduire la politique ultra libérale : on délocalise les entreprises et on utilise les étrangers, par définition plus malléables que les autochtones... et les gouvernements censés protéger leurs ressortissants ont laissé et laissent encore faire. Pitoyable !

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bibi | 28/09/2011 - 03H13

Je suis guadeloupéen et canadien diplomé de grande école, puis d'un DESS et aussi un MBA canadien et ne comprend pas cette décision française. Tout pour se tirer une balle dans le pied. Bref, j'ai renoncé au vieux monde il y'a 15 ans et j'encourage les jeunes étrangers en France à regarder ailleurs. De toute façon, à la première occasion on vous renverra au visage que vous êtes des étrangers ( surtout si vous êtes un peu bronzés ou avez un nom qui ne sonne pas français. Ne perdez pas votre temps.

Personnellement mes diplômes et compétences (ESC+ DESS)ont été bien accueillis même si la route n'a pas été facile. Le monde est grand!!! Et certains pays ont de la place pour vous recevoir et des emplois. pour ceux qui n'ont pas peur d'essayer avec un esprit ouvert.

Bonne chance, la France ne veut pas de vous, je crois que le message est clair.

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Foreign Student | 27/09/2011 - 17H53

Monsieur,

Le fait que vous n'ayez pas trouvé de travail ne répond en rien à un souci de préférence nationale. Je connais une demi douzaine de français, sortis de Grande Ecole, ayant obtenu des postes à responsabilité dans des grandes Entreprises Marocaines ou Françaises installées au Maroc. Malgré leur manque d'expérience, ils étaient mieux payés qu'un Marocain ayant fait le même parcours. Il faut croire que le complexe du colon est encore vivace.

Vous devriez plutôt vous interroger sur vos compétences et vos diplômes et arrêter d'étaler votre amertume sur ce genre de forums.

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Harry Cover | 26/09/2011 - 12H12

Qui y a-t-il de choquant à ne pas aller chercher de la main d'oeuvre étrangère quand on en a sur place ?

Tout les pays hors-Europe demandent de multiples justificatifs aux entreprises pour les dissuader d'embaucher des étrangers plutôt que des locaux, et cela depuis des dizaines d'années. Il n'y a qu'en Europe qu'on est assez stupide pour s'en émouvoir!

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Bertrand | 26/09/2011 - 11H52

Normal. Il est très dur pour les ingénieurs diplômés de trouver un poste en France : il y a peu de besoin. Ce brillant sujet fait partie d'une élite intellectuelle plus utile au Maroc (si on veut que le Maroc s'en sorte). Les DRH ne raisonne que par augmentation de l'offre et donc baisse des salaires.

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Vic | 26/09/2011 - 11H38

Rien de bien nouveau ! Jeune diplôme d'une grande école parisienne, lors ma première embauche j'ai vu mon dossier administratif retourné avec un gros tampon violacé : "Cet étranger n'a pas été admis en France pour y travailler" C'était en 1972......

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Muesli | 26/09/2011 - 11H36

Honteux...

La politique d'immigration en France est une honte! On tout fait pour pénaliser et décourager les jeunes immigrés qui sont motivés et intégrés!

Je déplore franchement tout ca...

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Ridha | 26/09/2011 - 11H32

Je suis français marié à une marocaine. J'ai vécu 3 ans au Maroc. Il y a au Maroc, une loi de préférence nationale à l'emploi et je n'ai pas pû trouver d'emploi ou alors au black ! Je trouve donc normal qu'il y en ai une en France !! Et pourtant je suis loin d'être un facho ou raciste ! Mais bon c'est donnant donnant aussi

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paul75 | 23/09/2011 - 22H50

L'Usine Nouvelle devient-elle "néo-gauchiste" ou "ultra-libérale" ? Depuis quelques mois, vos positions très clairement "pro-immigrationnistes" révèlent une certaine naïveté et un manque flagrant de professionnalisme dans la connaissance très partielle que vous avez, et donc que retranscrivez, des réalités sociales et économiques (certes + ou - cachées...) de l'immigration économique et de notre marché du travail.

Vous vous faites naturellement la voix de nos seuls employeurs, ce qui donne au final, une belle désinformation sur ces sujets !

Ainsi, vous dites : "De son côté, le Syntec numérique a écrit au ministre pour s'insurger sur la restriction de la liste des métiers ouvrant droit à des titres de séjour et il se murmure que le Medef ne devrait pas tarder à se manifester à son tour." Sachez que la restriction des métiers de l'informatique dans la nouvelle liste des métiers en tension est plus que la bienvenue chez les informaticiens... Moins évidemment chez nos SSII "marchandes de viande" qui savent très bien exploiter les informaticiens étrangers sous fond de dumping social (un secret de polichinelle dans notre secteur).

Lire à ce sujet : http://munci.org/Nouvelle-liste-des-metiers-en-tension-le-recours-a-l-immigration-re-devient-plus-selectif-dans-l-informatique

Qui plus est, les SSII que vous aviez citées dans votre dossier-plaidoyer sur l'immigration économique datant de quelques mois, à savoir AKKA et ALTEN, figurent parmi les SSII les plus fréquemment décriées par la communauté informaticienne. Logique, dans ces conditions, qu'elles aient besoin de recruter ailleurs...

Que les difficultés de recrutement dans les SSII s'expliquent notamment par la mauvaise image du secteur et ses salaires plus bas que la moyenne ne vous viendrait pas à l'idée... ?

Lire aussi sur le sujet : http://munci.org/Les-difficultes-de-recrutement-en-informatique-et-la-penurie-d-informaticiens-entre-mythe-et-realites

Bref, avant de vouloir informer les autres, informez-vous mieux vous-mêmes !

Paul,

Syndicaliste,

Ex. abonné de l'Usine Nouvelle qui n'a pas souhaité renouvelé son abonnement (...)

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Faisal | 23/09/2011 - 16H58

En Arabie saoudite les diplômes d'ingénieur sont pas reconnu et ne pas autant master ainsi.
Que faire? La France doit soutenir et défendre les diplômes français

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academic | 23/09/2011 - 16H01

Vos journalistes pourraient-ils aller enquêter à l'étranger ? Le système de préférence nationale que vous décrivez est en vigueur depuis des dizaines d'années en Australie et au Canada, qui sont pourtant des terres de très grande immigration...

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