Les difficultés de PSA Peugeot Citroën fragilisent toute la filière
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3155LES INVESTISSEMENTS
1 A la naissance du groupe laitier LAÏTA à Brest (29), qui mutualise les outils des trois coopératives Even, Terrena et Coopagri Bretagne, correspond une enveloppe de 100 millions d'euros d'investissements prévus sur trois ans pour améliorer la productivité et moderniser leurs sept laiteries, toutes situées dans l'ouest de la France.
2 LES ACIÉRIES DE PLOËRMEL (56) déménageront courant du premier semestre de 2010 pour 12 millions d'euros, depuis le centre-ville de Ploërmel pour la périphérie dans un bâtiment de 10 000 m2 couverts, racheté à l'équipementier automobile MPAP (groupe Trèves). Une dizaine d'emplois devraient être créés dans le cadre de ce transfert.
3 La CCI de Morlaix et les collectivités moderniseront, pour 41 millions d'euros, la partie commerciale des installations du port de Roscoff (29) et la zone d'accostage des ferries de taille importante. La création d'un port de plaisance de 625 places est aussi prévue. Le démarrage des travaux est attendu courant du second semestre de 2009 pour une mise en service des futures installations en 2012.
4 LGV BRETAGNE à Rennes (35) : 3,2 milliards d'euros sont prévus dans l'allongement jusqu'à Rennes de la ligne TGV actuellement en vitesse maximum entre Montparnasse et Connéré, à l'est du Mans. Les 180 km de cette voie seront réalisés entre 2011 et 2014. Son financement sera partagé entre les collectivités territoriales pour moitié, l'Etat et RFF (Réseau Ferré de France) assurant le solde de l'investissement.
5 Entreprise française, filiale du groupe familial Glon, ALTHOS fabrique des chips dans son usine de Saint-Gérand (56). 8,6 millions d'euros sur trois ans permettront notamment l'agrandissement du site de 2 000 mètres carrés d'ici à 2012, avec 40 emplois à la clé (200 postes actuellement).
6 Le fabricant français de voiliers ALLIAURA MARINE à Lanester (56), filiale nautique de SGGR initialement installée à Saint-Pavace (72), investit 10 millions d'euros à Lanester (56) où il installera en septembre son atelier de menuiserie pour les aménagements intérieurs de ses bateaux. Le département plastique rejoindra le site en 2010. A l'issue des travaux achevés l'an prochain, Alliaura Marine créera une centaine d'emplois sur Lanester.
7 ARCOA (Colombelles, Calvados), propriétaire du Chantier Arcoa de l'Estuaire à Lorient (56), injecte 2,5 millions d'euros dans la construction d'un chantier naval dédié à ses vedettes de luxe. Puis, il réalisera, sur 2010-2012, une seconde tranche pour un montant identique. A Lorient, l'entreprise se lance avec une trentaine de collaborateurs, mais devrait embaucher 120 personnes de plus ces trois prochaines années.
8 Le groupe de transformation porcine COOPERL ARC ATLANTIQUE, dont le siège social est à Lamballe (22), est au premier rang français de sa spécialité. En 2009, il a prévu d'investir 30 millions d'euros pour améliorer ses différents outils d'abattage. Il a aussi en projet une extension de l'usine de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), dont la production passera de 20 000 à 25 000 porcs par semaine.
9 Le français Bolloré aura investi 100 millions d'euros dans BATSCAP, à Ergué-Gabéric (29), pour des batteries destinées à la BlueCar, sa voiture électrique. Une première usine (60 millions) fabrique des batteries au lithium, avec une capacité de plus de 10 000 unités par an. Toujours sur cette commune, le groupe a engagé plus de 30 millions d'euros pour produire des batteries de super-capacité pour le démarrage et les accélérations du véhicule.
10 En 2009, les conserveries de légumes du groupe coopératif français CECAB à Theix (56) se partageront 14 millions d'euros pour l'amélioration des conditions industrielles, et ses usines de surgélation de légumes, la somme de 7 millions. Les 11 millions restants seront dédiés aux extensions, notamment des trois poulaillers spécialisés dans les pondeuses.
11 Le français GUERBET , spécialisé dans les produits de contrastes injectés aux patients pour faciliter le diagnostic des examens sous rayons X et IRM, investit 90 millions d'euros sur son site de 200 salariés, à Lanester (56). Ce programme lui permettra de quasiment doubler sa production d'ici à 2012, avec une trentaine d'emplois créés d'ici à trois ans.
12 COOPAGRI BRETAGNE , dont le siège social se situe à Landerneau (29), renforce principalement, pour 30 millions d'euros en 2009, sa division légumes surgelés avec une dizaine de millions d'euros dans son usine de Saint-Caradec (22), et la même somme dans sa filiale RONSARD du Bignan (56), de transformation de volailles.
13 SAINT-MALO AGGLOMÉRATION (Ille-et-Vilaine) lancera, avant fin 2009, l'aménagement de 70 ha d'espaces réservés à sa future technopôle, en périphérie de la ville, pour 33 millions d'euros. Au programme de ce site spécialisé dans les innovations biomarines et les technologies de l'information : un hôtel industriel, des locaux pour accueillir des créateurs d'entreprises, ainsi que des écoles et des centres de recherche. Le déploiement de la technopôle malouine s'organise avec le soutien des équipes de Rennes Atalante.
LES POINTS NOIRS
1 1 750 salariés du site rennais PSA PEUGEOT CITROËN (35) devront avoir quitté l'usine d'ici à fin 2009, pour ramener l'effectif autour des 6 000 salariés. Dédié aux modèles haut de gamme du constructeur (un créneau atone actuellement), le site aura d'autant plus de mal à retrouver un effectif en croissance qu'une partie de l'emprise foncière va être cédée.
2 LA SOCIÉTÉ DES POLYMÈRES BARRE-THOMAS à Rennes (35) employait 1 650 salariés il y a deux ans et son repreneur, le fonds nord-américain Silver Point, s'était engagé à ne pas descendre sous la barre des 1 250 collaborateurs. Mais ce site de pièces en caoutchouc pour l'automobile achève son troisième plan social en à peine trois ans, cette fois avec la suppression de 200 postes, ce qui ramènera l'effectif autour des 1 100 salariés. La suite des activités de la SPBT dépendra du plan de charge de Citroën, son quasi unique client.
3 DCNS de Brest (29), le chantier naval présente une charge insuffisante pour ses 2 600 salariés. Résultat : il rapatrie des activités sous-traitées. Il y a un an, il avait en contrat 1 000 emplois de sous-traitance locale, ils ne sont plus aujourd'hui qu'une dizaine. De plus, l'effectif permanent ne cesse de diminuer avec une réduction de l'ordre d'une centaine de postes par an, les départs naturels n'étant que partiellement remplacés.
4 A Pont-de-Buis (29), LIVBAG, filiale d'Autoliv (Suède) spécialisée dans les airbags pour l'automobile, est confrontée à une baisse de ses activités et a prévu le départ de 133 de ses 950 salariés, si possible sans licenciements.
5 La fonderie SBFM à Caudan (56) devrait être reprise par Renault. Cette entreprise en redressement judiciaire depuis novembre 2008 reviendrait dans le giron du constructeur français qui s'engage à maintenir stable l'effectif de 538 salariés en CDI. Son plan de charge va être conforté grâce au rapatriement à Caudan de pièces jusqu'à présent réalisées en Chine.
6 Après le site toulousain de l'américain MOTOROLA qui perd 62 postes sur 350, c'est au tour du laboratoire rennais du groupe de télécommunications de fermer définitivement ses portes en 2009 avec le licenciement de ses 138 ingénieurs.
7 ASTEEL BRETAGNE, basée à Douarnenez (Finistère), est en redressement judiciaire depuis début juin 2009. Ce sous-traitant de la plasturgie bénéficie d'une période d'observation de six mois. Une partie de ses 134 salariés devrait être licenciée car elle perd de l'argent. C'est la direction générale d'AsteelFlash Group (Paris) qui a décidé de placer sa filiale bretonne sous la protection du tribunal de commerce de Quimper. Elle souhaitait initialement se séparer de 44 personnes sans passer par la case du redressement, mais les salariés ont refusé cette option.

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