© Cuisines Jean-Louis Morel
Mercredi 21 mars, le tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) a accepté l’offre de reprise des Cuisines Jean-Louis Morel, une entreprise bretonne, par la société haut-savoyarde, les Cuisines Morel SN.
Elles portent le même nom, mais entre elles, il n’existe aucun lien de parenté. Du moins, avant que les Cuisines Morel SN, basées à Allinges (Haute-Savoie), ne soient autorisées mercredi 21 mars par le tribunal de Commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) à reprendre les Cuisines Jean-Louis Morel situées à Saint-Etienne-en-Coglès (Ille-et-Vilaine).
Les Cuisines Jean-Louis Morel ont été placées en redressement judiciaire en juin 2011. "Si nous n’avions pas posé de dossier de reprise, l’entreprise aurait surement été liquidée, souligne Stéphane Treboux, co-gérant des Cuisines Morel SN. La liquidation, c’est ce qui est arrivé à une douzaine de nos confrères, qui, sans reprise, ont tous coulé."
Si les Cuisines Morel SN se sont portées repreneur, c’est pour plusieurs raisons. La première, la crainte qu’un autre repreneur ne vienne concurrencer sur son terrain le haut-savoyard… avec le même patronyme. "Nous ne voulions pas créer de confusion auprès de notre clientèle." La seconde, une stratégie d’extension. "Pour l’heure, nous sommes très présents dans l’est du pays. Nous voulions nous agrandir vers l’ouest, et mailler le territoire", explique Stéphane Treboux.
Un bémol cependant : le plan de cession prévoit la perte de 32 emplois sur 93. Selon Stéphane Treboux, il s’agit "de sortir les même volumes qu’avec 93 personnes, mais avec une équipe réduite à 61 salariés. Dès la première année, nous souhaitons réaliser un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros". Sans investir, mais en sous-traitant une partie de la production, celle des portes en bois par exemple. Avec l’ambition de réembaucher lorsque l’objectif sera atteint.









