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L'Usine Matières premières

Les coulisses de Gourming, l’Amazon de l’agroalimentaire

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Mercredi 19 janvier, l’industriel breton Louis Le Duff lançait en grandes pompes Gourming, une plate-forme web permettant à de petits producteurs français de vendre leurs produits à des professionnels étrangers de la restauration. Au programme de la soirée : démonstration du concept, intervention de deux ministres - Jean-Yves Le Drian et Matthias Fekl -, et dégustations. L’Usine Nouvelle vous dit tout sur le concept.

Les coulisses de Gourming, l’Amazon de l’agroalimentaire

Pourquoi Gourming ?

Troisième excédent commercial de l’industrie, le secteur très fragmenté de l’agro-alimentaire compte plus de 16 000 entreprises alimentaires, à 98 % PME ou TPE. Faute de budgets et de temps suffisants, de maîtrise des langues étrangères ou de connaissance des marchés, la grande majorité d’entre elles n’exporte pas ou très peu, un problème déjà soulevé par leur syndicat, l’Ania, et le ministère de l’Agriculture. Une opportunité pour le groupe Le Duff (2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et une présence dans 90 pays avec ses entreprises et restaurants : Bridor, Brioche Dorée, Del Arte…) de mettre en relation ses clients étrangers avec de petits producteurs français du terroir.

Le concept 

Après avoir reçu plus de 700 candidatures, Le Duff, aidé par cent Meilleurs Ouvriers de France, a audité et sélectionné 250 producteurs à travers la France, offrant un catalogue de 5 000 produits sur la plate-forme mise au point par l’éditeur de solutions Mirakl. Au menu : de la farine écrasée à la meule de pierre dans un petit village d’Auvergne, du caviar d’Aquitaine, le Cacolac ou la Tarte Tropézienne, des rillettes d’anchois au cumin bio, ou encore des folions, feuilles de fruits et légumes déshydratés. La commande est acheminée par le producteur jusqu’à Orly, où Gourming prend le relais. Dans son entrepôt, il contrôle et étiquette les produits, avant de les confier à un des trois transporteurs spécialisés qu’il a référencés (STEF, Dachser et STG Nagel), dont la prestation est réglée par le client (grossiste, restaurateur, chef…). Gourming gère aussi tout le service après-vente et l’aspect réglementaire.

Combien ça coûte ?

Le service coûte cher : 25% du prix du produit (dont le montant est fixé par le producteur) est reversé à Le Duff, contre 15% sur une place de marché classique. Car les contreparties sont bien plus nombreuses, insiste Anne-Laurence Velly, directrice Digital et Innovation du groupe. "Nous supportons le risque d’impayés, nous réalisons le service après-vente grâce à notre centre d’appel multilingue, et nous prospectons à l’export en nous appuyant sur notre base de dizaine de milliers de contacts. Nous allons aussi déployer une stratégie d’acquisition digitale de mots clés et d’influence sur les réseaux sociaux."

Les limites

Les produits extra-frais doivent être consommés dans les trois semaines et ne peuvent donc pas être commercialisés sur la plateforme. Ni les vins et spiritueux, pour lesquels ce n’est qu’une question de mois, assure Anne-Laurence Velly. La plateforme ne concerne encore que vingt-cinq pays. "Aujourd'hui, nous ouvrons l’Europe à nos TPE et PME françaises. Demain, ce sera l’Amérique du Nord et l’Asie !", promet Louis le Duff, à l’origine du concept et PDG du groupe Le Duff.

Quel intérêt pour Le Duff ?

Trois ans pour déployer cette place de marché B to B, des spécialistes du marketing digital recrutés, deux experts de la qualité mobilisés à plein temps, les cent technico-commerciaux embauchés depuis un an par Bridor mis à contribution… Même s’il a mis les moyens, le groupe Le Duff ne dévoile pas le montant investi dans ce projet, ni ses attentes en terme de chiffre d’affaires. Mais précise qu’il a lancé un plan sur quatre ans de 100 millions d’euros d’investissements pour la supply chain de la plateforme et de ses activités restauration et industrielle. Dont un entrepôt de 33 mètres de haut qui sort de terre sur le site de l'usine Bridor de Servon-sur-Vilaine (Ile et Vilaine).

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