Les constructeurs européens redoutent un accord de libre-échange avec la Corée du Sud
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié leL'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) a publié un communiqué pour exprimer son insatisfaction face au projet d'accord commercial bilatéral entre l'Union européenne et la Corée du Sud, qui doit être signé normalement d'ici à la fin mars. L'ACEA critique les deux volets du projet d'accord, à savoir les droits de douane et les barrières non tarifaires.
Le projet prévoit de supprimer d'ici trois à cinq ans les droits de douane sur les importations, qui s'élèvent à 10% en Europe et 8% en Corée du Sud. Mais l'ACEA relève que le déséquilibre entre les volumes exportés par l'UE (22.000 véhicules par an) et la Corée (600.000 par an) donne un avantage significatif à la Corée. C'est pourquoi l'ACEA réclame de porter à sept ans le délai pour supprimer les droits de douane.
L'ACEA estime par ailleurs que régler les problèmes de barrières non tarifaires (normes, marché gris...) est un préalable à toute avancée dans les négociations.
D'autres éléments de l'accord permettraient à la Corée du Sud d'accroître sa compétitivité vis à vis de l'UE, parmi lesquels le fait de ramener de 60 à 40% la part obligatoire de pièces produites localement, ce qui ouvrirait plus largement la porte aux sous-traitants chinois, low cost par rapport à la Corée.
L'ACEA fait valoir qu'il n'est pas possible d'un côté de soutenir l'industrie européenne à coups de subventions, et de l'autre de renforcer les pressions sur l'emploi en négociant des accords commerciaux pénalisant pour les acteurs européens.
R.K.

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