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Les clusters régionaux du logiciel libre lancent le CNLL

Le 22 février 2010 par Christophe Dutheil
Informatique
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Le CNLL (Conseil national du logiciel libre) se positionne comme le nouveau porte-voix des associations régionales du logiciel libre. Il entend sensibiliser les pouvoirs publics sur les activités et les besoins de ses membres.

On connait déjà l'April (Association de promotion du logiciel libre, 5 364 adhérents), l'Aful (Association francophone des utilisateurs de logiciels libres, environ 400 membres) et la Fnill (Fédération nationale de l'industrie du logiciel libre, 84 membres). Il faudra désormais aussi compter avec le Conseil national du logiciel libre (CNLL). Lequel vient d'être lancé par dix associations régionales du logiciel libre représentant près de 200 entreprises*.

L'objectif : « parler d'une même voix et gagner en visibilité », nous confie Marc Saboureau, directeur de la société de services en logiciel libre Makina Corpus et président d'Alliance Libre, un groupement nantais qui fait partie des membres fondateurs du CNLL.

Fédérer les clusters régionaux

Le nouveau conseil, qui est présidé par Patrice Bertrand (directeur général de la société de services Smile), ambitionne de « parler au nom de l’ensemble de la filière économique du logiciel libre, sans discrimination, afin de faire connaître les bénéfices du logiciel libre dans le contexte actuel de relance économique, et de faire entendre les demandes de ses membres auprès des pouvoirs publics, pour un soutien à l’activité économique de la filière ».

Laurent Séguin, vice-président de l'Aful, observe que le CNLL pourra ainsi mieux concurrencer l'Afdel (Association française des éditeurs de logiciels), une association d'éditeurs de logiciels (surtout propriétaires) qui s'est récemment mobilisée pour faire connaître les besoins de ses membres dans le cadre du grand emprunt national.

Pourquoi pas la Fnill ? « Nous ne nous sommes jamais vraiment retrouvés dans la Fnill, une initiative très parisienne qui ne représente pas toutes les entreprises », indique Marc Saboureau. « Le CNLL, qui doit faciliter le partage d'informations de terrain, devrait être plus représentatif ».

Quid de l'April ? Le nouveau CNLL « ne sera pas concurrent mais complémentaire de l'April », indique Tangui Morlier, nouveau président de cette association. « Nous sommes une organisation nationale et ne pouvons être suffisamment présents sur le terrain régional pour développer le tissu économique. De nombreuses régions disposent désormais d'une association de promotion des entreprises qui évoluent localement dans le domaine du libre. Le CNLL va fédérer toutes ces associations et faciliter le développement des clusters d'entreprises du logiciel libre. Ce qui est très positif. »

Christophe Dutheil

Les 10 premières associations membres du CNLL

*Alliance Libre (Nantes), Cap Libre (Bretagne), Collibri (Cap Digital - Paris), GT LL (System@tic - Paris), Libertis (Marseille), PLOSS (Ile-de-France), PLOSS RHA (Rhône-Alpes), Pôle Nord (Lille) et ProLibre (Aquitaine).

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