Les Chaffoteaux expulsent leur patron et réclament 100 000 euros
Par Matthieu Maury - Publié lePrenant le contre-pied des séquestrations des derniers mois, les salariés du fabricant de chauffe-eau et chaudières Chaffoteaux-et-Maury ont expulsé jeudi leur directeur de l’usine de Ploufragan, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ils réclament désormais une indemnité de licenciement de 100 000 euros pour chaque salarié licencié et un plan de reclassement comparable à celui de Continental Clairoix.
Au cours d’un comité d’entreprise, les Chaffoteaux ont refusé de lever le blocus de l’usine, entamé mi-juin après l’annonce de la suppression de 207 postes (204 licenciements et 3 reconversions) sur les 251 que compte le site breton. Le mouvement de débrayages tournants se poursuit également. Le délégué FO, Martial Collet, affirme que toute sortie de la production sera empêchée, afin de conserver un « stock de guerre » monnayable en fonction de l’évolution du plan social. Un nouveau comité central d’entreprise est prévu le 2 septembre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au siège de Chaffoteaux-et-Maury, filiale d'Ariston Thermo Group, propriété du groupe italien Merloni TermoSanitari.
Fleuron industriel français, l’usine historique de Ploufragan a compté jusqu’à 2 300 salariés au début des années 1980 et en employait encore 850 avant la prise de contrôle par Ariston Thermo Group en 2001. Depuis l’annonce du plan social, lié selon les syndicats au transfert de la fabrication vers l’Italie ou la Chine, les salariés, dont la moitié a plus de 30 ans d’ancienneté dans la maison, ont mené de nombreuses actions. Dernière en date, un calendrier mettant en scène douze Chaffoteaux dénudés sera mis en vente en septembre. L’un d’eux proclamera en légende : « Je suis arrivé à l'usine sans rien et je repars à poil ».
1 réaction
BMW R90S | 21/08/2009 - 22H11
Tenez bon les gars, et restez soudés, l'union paye !, ainsi que la mobilisation lors de vos sorties de manifs !
Il faut que la casse des emplois s'arrete !
Suis de tout coeur avec vous, et vous souhaite autant sinon plus que nous. Quand ils auront compris que cela coute cher de licencier, le monde de la delocalisation changera peut etre...
Serge ex-continental de Clairoix

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












