Les blessés de Karachi portent plainte contre DCN
Par Rémy Maucourt - Publié le
Rescapés de l'attentat de Karachi, six Français ont déposé une plainte pour coups et blessures involontaires.
"La DCN avait connaissance du risque élevé d'attentat en raison du contexte, huit mois après le 11 septembre, avec la présence française en Afghanistan et des menaces connues d'attentat contre des occidentaux à Karachi." L'avocat des blessés de Karachi, Me Thibault de Montbrial, considère que leur employeur porte sa part de responsabilité.
"L'échelle de risque était seulement au niveau 1 renforcé sur 5 et les mesures prévues n'étaient même appliquées puisque le bus venant chercher les salariés était clairement identifié et empruntait toujours le même itinéraire aux mêmes horaires", a-t-il ajouté.
Les blessés mettent en avant le témoignage de Mustapha Laraich, membre du service de coopération technique international de police. Dès le 10 avril 2002, il avait appris par des sources pakistanaises que des attentats étaient en préparation contre des occidentaux.
Il a dit avoir communiqué cette information quelques jours plus tard lors d'une réunion sur la sécurité au consulat. Le consul était présent, ainsi que des agents de la DGSE, des gendarmes chargés de la sécurité et d'un responsable sécurité de DCN, Gérard Clermont.
Selon les plaignants, aucun changement n'a été apporté au dispositif de sécurité. Le 8 mai 2002, un attentat à l'explosif tuait 15 personnes à Karachi, dont 11 Français de la DCN.

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