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"Les banquiers doivent faire leur travail", selon Fabrice Brégier (Airbus)

Par Hassan Meddah - Publié le
Fabrice Brégier Airbus
© DR

A l’occasion de la conférence aéronautique organisée par l’Usine Nouvelle à Toulouse ce 15 novembre, le directeur général délégué d’Airbus a critiqué la frilosité des banques à soutenir la filière aéronautique en pleine phase de croissance.

Fabrice Brégier, qui a ouvert la conférence aéonautique de l’Usine Nouvelle, n’y est pas allé par quatre chemins. "Les banquiers doivent faire leur travail. Je m’insurge quand j’apprends que les sous-traitants aéronautiques n’ont pas le soutien financier nécessaire pour augmenter leurs besoins en fonds de roulement afin de pouvoir répondre à la croissance fantastique du secteur", a-t-il vivement critiqué devant un parterre d’une centaine d’auditeurs. Des dirigeants de PME de la région Midi-Pyrénées pour la plupart.

Si les perpesctives du secteur aéronatuique n’ont jamais été aussi bonnes (carnet de commandes record, augmentation des cadences de production…) , la filière pourrait en effet rencontrer de sérieuses diffcultés pour relever le défi du fait d’une carence dans le domaine des financements.

Les sous-traitants doivent désomais acheter leurs matières premières, développer leur activité de bureaux d'études, recruter de manière importante, faire face à une couteuse parité euro/dollar...  Dans ce domaine, les petits sous-traitants sont les plus fragilisés. "Il faut avoir les reins solides pour franchir les caps difficiles. Globalement on a une supply chain trop faible, trop émiettiée et sous capitalisée. Il faut les aider à trouver les bons financements pour qu’ils se renforcent. Cette croissance n’est pas suffisament accompagnée. C'est une faiblesse lancinante en France". 

Le patron d’Airbus estime également qu'il serait pertinent de relancer le dispositif développé par OSEO sur la garantie aux financements nécessaires aux PME. Ce dispositif avait été mis en place lors de la crise aéronautique en 2008 et pouvait garantir jusqu’à 90% des apports financiers. "Surtout que dans ce secteur, les risques de faillites sont limitées", remarque-t-il.

Parallèlement, Fabrice Brégier demande aux sous-traitants de faire des efforts pour améliorer leur compétitivité industrielle. Cela passe notamment par deux axes. D’une part, pour les plus petits d’entre eux, de se rapprocher notamment à travers des regroupements ou des opérations capitalistiques. Et d’autre part, de ne pas hésiter à s’internationaliser dans les pays à bas coûts si la qualité et les prix sont au rendez-vous.

Par Hassan Meddah, à Toulouse

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1 réaction

Productivix | 21/11/2011 - 15H52

Réorganisant des PME dans le domaine, je me permets de réagir à cet argumentaire.

C'est facile de remettre la faute sur les banqiuers ! En effet: une PME qui s'organise pour livrer plus vite, facture plus vite et est réglée plus rapidement aussi : elle réduit donc son BFR (Besoin en Fond de roulement). Par ailleurs, financièrement parlant, le BFR est un besoin en capital permanent puisque c'est de l'argent avancé qui tourne : donc aucun banquier ne couvrira ce besoin : normal il ne peut jamais être remboursé ! Il doit être financé par les réserves issues de bénéfices, ou bien on s'organise et on en a besoin de moins.

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