Les anciens salariés d’AZF attendront le procès en appel
Par Ana Lutzky - Publié le
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AZF : Relaxe générale au bénéfice du douteLe tribunal de grande instance de Paris a tranché. Le tribunal avait été saisi par onze anciens salariés de l’entreprise AZF, qui réclament 100 000 euros chacun de dommages et intérêts à l’Etat français. Leur grief ? Avoir été mis au pilori au cours de l’enquête sur l’origine de l’explosion de l’usine chimique.
Le TGI de Paris statuera après l'issue définitive de la procédure encore en cours sur le fond. Le tribunal a ordonné un "sursis à statuer" sur l'action des anciens d'AZF, "dans l'attente de l'issue définitive de la procédure pénale pendante devant la cour d'appel de Toulouse".
Le procès en appel de la catastrophe survenue le 21 septembre 2001 à Toulouse doit débuter le 3 novembre, dans la ville rose.
Dix anciens salariés de l'usine, qui ont bénéficié d'un non-lieu après avoir été mis en examen, et l'ancien directeur, Serge Biechlin, qui a lui été relaxé à l'issue d'un procès fleuve en 2009, avaient assigné l'Etat pour "faute lourde" le 30 décembre 2005.
Cible de leurs attaques: les défaillances de l'enquête qui n'aurait pas suffisamment exploré les pistes alternatives à l'accident. Ils reprochent en particulier le "parti-pris" du parquet de Toulouse dans sa communication pendant l'enquête et les "manquements" des experts à "l'exigence d'impartialité".
Les experts judiciaires ont conclu à une mise en contact accidentelle de produits détonnants. Le TGI de Paris a par ailleurs débouté le comité de défense des victimes d'AZF qui souhaitait également intervenir dans cette procédure contre l'Etat.

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