Les aéroports français ont eu les ailes rognées par le volcan islandais
Par Yann Le Houelleur - Publié le
L’éruption volcanique qui a paralysé le trafic aérien européen pendant une semaine a infligé de lourdes pertes, aussi, aux aéroports de l’Hexagone et des départements d’Outre mer. Le manque à gagner atteindrait 30 millions d’euros.
Il a semé la pagaille pendant une semaine : Eyjafjöll, le volcan islandais, continue à susciter une éruption d’aigreurs financières. Derniers en date à se plaindre des dommages causés par les nuages de cendres: les 158 aéroports éparpillés en France métropolitaine et dans les territoires d’outre mer ont perdu 30 millions d’euros à cause des frasques d’Eyjafjöll. L’association qui défend les intérêts de ces aéroports, l’UAF, a fait de telles estimations le jeudi 29 avril. Selon l’Association des aéroports français, la moitié de ce manque à gagner concerne ADP (Aéroports de Paris).
Cet argent parti en fumée a plusieurs causes: baisse brutales des redevances aéronautiques (atterrissage, stationnement, etc.), redevances aéronautiques (boutiques et restaurants), assistance en escale…
L’UAF demande à l’Etat des compensations quant aux coûts qu’elle engage pour des missions liées à la prévention permanente des actes de terrorisme.
A quelques battements d’ailes de la France, à Francfort où se trouve son siège, l’IATA (Association internationale des transports aériens) avait chiffré à 1,3 milliard de dollars les pertes financières infligées par le volcan islandais à l’ensemble des transporteurs aériens. Alors qe l'Eyjafjöll redoublait de colère, L’IATA avait même déclaré que cette éruption aurait des conséquences sur l’aviation mondiale plus graves que le cauchemar du 11 septembre 2001. Et le directeur de l’association s’en était pris à l’incompétence des autorités européennes, les accusant d’avoir laissé se propager une belle pagaille
L’éruption volcanique qui a paralysé le trafic aérien européen pendant une semaine a infligé de lourdes pertes, aussi, aux aéroports de l’Hexagone et des départements d’Outre mer. Le manque à gagner atteindrait 30 millions d’euros.

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