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Les 4 grands opérateurs français candidats aux premières licences 4G

Par Emmanuelle Delsol - Publié le
4G LTE - Samsung
© D. R.

La 4G française, c’est parti. Sans surprise, Bouygues Telecoms, Free, Orange et SFR ont chacun déposé un dossier pour obtenir une licence dans la bande des 2,6 GHz.

Comme prévu, les quatre grands opérateurs télécoms français se portent candidats pour obtenir une licence d’utilisation dans la bande de fréquences des 2,6 GHz  destinée à la 4G mobile. Peu de suspense donc, même du côté de Free qui avait tenté d’obtenir l’interruption de la procédure, avançant qu’il disposait de moins de fonds que ses trois concurrents. Dans son communiqué du 15 septembre, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) rappelle qu’elle va désormais procéder à l'examen des dossiers et que "l’annonce des résultats de la procédure devrait intervenir avant la mi-octobre 2011".

La bande de fréquences en 800 MHz, libérées par la télévision hertzienne, fait l’objet d’un autre appel à candidatures qui se termine le 15 décembre prochain à midi. On devrait y retrouver les mêmes répondants. Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, a fixé à 2,5 milliards d’euros le prix de réserve de l’ensemble des licences, dont 700 millions d’euros pour cette première salve.

Déjà en cours de déploiement en Scandinavie, aux Etats-Unis, au Japon ou en Chine, la 4G affiche des débits constatés de 20 à 40 Mbps (100 Mbps théroriques) et dispose de technologies mieux à même de fluidifier un réseau mobile de plus en plus saturé par les données. Sur le terrain, la France n’entrera pas donc pas dans le jeu avant 2012 voire 2013. Ce qui pourrait handicaper l’Hexagone. Dommage, car les écosystèmes de services et d’applications 4G se développeront d’abord là où l’infrastructure existe.

Mais pour Laurent Fournier, directeur général Europe du fabricant de puces mobiles américain Qualcomm, le Vieux Continent n’est pas en retard. "En Europe, l’organisation des licences 4G s’opère d’une façon bien plus structurée qu’ailleurs, avec en particulier la mise à disposition d’un petit nombre, raisonnable, de fréquences. Dans certaines régions, il y en a plus de quarante ! De plus, les opérateurs disposeront chacun de bandes de 15 à 30 MHz très intéressantes et surtout de fréquences non occupées." Le patron européen de Qualcomm raconte qu’au Japon, les opérateurs télécoms doivent batailler pour installer leur 4G dans les même bandes de fréquences que la 3G.

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