L'Usine de l'Energie

L’Energie, c’est aussi l’affaire de l’industrie. Pour comprendre les enjeux de la transition énergétique, suivre le développement des énergies renouvelables, décrypter les politiques environnementales et mesurer l’impact de ces changements sur la compétitivité des usines, L'Usine Nouvelle donne la parole aux industriels. Solaire, éolien, gaz de schiste, nucléaire, hydrogène, pétrole, charbon, biomasse, énergies offshores, isolation des bâtiments… toutes les énergies et les sujets seront traités par nos journalistes et notre réseau d’experts.
 

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Les 300 premiers sous-traitants français

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3211

  Rien ne va plus, les jeux sont faits ! Le panorama de la sous-traitance industrielle a été modifié par la crise qui s'est abattue dès 2008 et s'est poursuivie en 2009.

C'est un petit séisme dans le monde de la sous-traitance ! Notre classement exclusif des 300 premières entreprises françaises a été sévèrement chamboulé par la crise. Même si ses effets se sont atténués fin 2009, les chiffres d'affaires ont été durement impactés. Le « top 300 » cumule près de 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Cela représente encore 37 % des facturations des 30 241 entreprises du secteur et environ un tiers des facturations totales.

 

L'ÉTERNEL CHALLENGER DEVIENT LEADER

 

Premier choc : pour la première fois depuis 2003, ce n'est pas Hutchinson, l'inébranlable spécialiste de la transformation des élastomères, qui occupe la tête de notre classement... mais Plastic Omnium, son éternel challenger. Spécialisé dans la transformation de plastiques, le groupe, dirigé par Laurent Burelle, lui chipe la première marche du podium en lui laissant la place de dauphin. Derrière, SKF, le spécialiste des roulements, conserve sa troisième place. Juste devant le fabricant franc-comtois de fixations, Lisi. Ce dernier gagne une place et retrouve sa position de 2008.

Le niveau élevé de défaillances a également contribué à modifier la donne de notre palmarès... notamment pour ceux qui ont repris les actifs d'entreprises disparues. Comme nous l'annoncions l'an dernier, les emboutisseurs FSD (groupe Snop) et Defta - qui avaient racheté des sites de Wagon Automotive -grimpent dans le classement. Le premier gagne deux places malgré un chiffre d'affaires en recul, tandis que le second passe de la 45e à la 35e position, grâce à un chiffre d'affaires en augmentation de 3,4 %.

Entre rachat et liquidation, certaines entreprises sont définitivement sorties du classement. C'est le cas par exemple de ThyssenKrupp Mavilor, spécialisée dans l'usinage de vilebrequins, filiale de l'Allemand ThyssenKrupp Technologies. Dès octobre 2009, le groupe avait annoncé la fermeture de l'usine pour juin 2010.

Un regret pour conclure. Avec seulement deux prises de participation dans le secteur, le Fonds de modernisation des équipementiers (FMEA) dédié aux industriels de rangs 2, n'a pas eu le rôle d'accélérateur de recomposition qu'on pouvait imaginer. Pour autant, avec les 45 millions d'euros (sur les 50 dont il est doté) qu'il lui reste à investir, il pourrait encore avoir des cartes à jouer. Rendez-vous en 2011 !

Le TOP 300 des entreprises
 




 

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