Les 2 litres aux 100 km ? Un objectif réaliste pour l’IFP

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L’Institut Français du Pétrole (IFP) se dit prêt à participer au développement des voitures faiblement consommatrices de carburant d’ici dix ans, objectif fixé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors de la conférence environnementale.

Le 15 septembre, lors de la clôture de la conférence environnementale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait interpellé la filière automobile : "Dans 10 ans, nous devons disposer de véhicules qui consomment 2 litres d’essence pour 100 km." L’Institut Français du Pétrole (IFP) profite de l’ouverture du Mondial de l’Automobile, à Paris, pour lui apporter son soutien. Il s’agit d’un objectif "ambitieux mais réaliste", juge l’Institut.

L’IFP se montre même extrêmement enthousiaste  en déclarant "mobiliser ses équipes pour atteindre cet objectif". Le premier axe de travail porte sur le groupe motopropulseur. Les véhicules commercialisés en Europe ont vu leur consommation baissée de 10 à 15 % depuis cinq ans. Selon le groupe de scientifiques, des améliorations de 40 à 50 % sont encore possibles.

Pour cela, l’IFP travaille à l’optimisation énergétique des moteurs par un développement de l’électronique et un recours aux technologies de l’information et de la communication. Par ailleurs, l’Institut mène également des recherches sur les carburants à faible teneur en carbone, comme les agro carburants ou le gaz naturel.

Des voitures de 700 à 800 kilos

Cependant, l’amélioration seule de la motorisation ne suffira pas à atteindre l’objectif fixé par le chef du gouvernement. L’Institut juge qu’un important travail doit être réalisé sur la masse des véhicules. L’IFP rappelle qu’une diminution de 100 kg permet une baisse des émissions de CO2 de 5g par kilomètre.

Pour atteindre 2l/100km, les voitures de moyenne gamme devront se situer entre 700 et 800 kg. Les mêmes efforts doivent être menés sur l’aérodynamisme et les frottements en développant, par exemple, des pneumatiques à faible largeur.

Après la conférence environnementale et l’objectif affiché par Jean-Marc Ayrault , un porte-parole de Renault avait estimé que "ce n'est pas cette annonce qui fait qu'on se mettra au travail. Le travail est déjà commencé depuis longtemps".

Pour sa part, PSA prédisait que l’objectif de 2l/100km serait atteint par un petit moteur hybride électrique-diesel, mais que le résultat ne sera pas forcément à porter de toutes les bourses.

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1 réaction

Juju75 | 27/09/2012 - 18H17

Je pense que de tout semble aller dans ce sens:

-pressions écolgiques contre la pollution automobile

-augmentation du prix du carburant inéluctables (surtout avec les instabilités en Iran)

-évolution technologique

De plus, énormément d'énergie est gaspillée dans les moteurs thermiques,

notamment durant les phases d'accéleration, freinage, attente dans les bouchons, la chaleur perdue ...

Le moteur tourne souvent pour rien,

une energie qui pourrait être bien mieux exploitée en emmagasinant le surplus dans un "super condensateur"

(ou batterie) qui ensuite alimenterait le moteur electrique...

La proposition de PSA est interessante, mais il parait que le diesel est plus dangereux que l'essence pour la santé, malgré un rendement meilleur!

Donc peut être un moteur éléctrique -essence ?

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