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LES 100 PREMIERS SOUS-TRAITANTS FRANÇAIS (Voir pdf pour les tableaux)

Par PAR CAROLE LEMBEZAT - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3261
Figeac se spécialise aussi dans les matériaux durs.
Figeac se spécialise aussi dans les matériaux durs.
© D.R.

La crise de 2008 avait bousculé le panorama de la sous-traitance... et fait émerger un nouveau champion : Plastic Omnium. L'équipementier confirme et s'affiche au premier rang de notre classement pour la deuxième année consécutive. Quelques groupes comme Maike Automotive ou Farinia, acteurs de la consolidation du secteur, poursuivent leur montée en puissance.

1er PLASTIC OMNIUM

LE PLASTIQUE, C'EST FANTASTIQUE !

Une santé insolente. C'est ce qu'affiche Plastic Omnium en ces temps de marasme économique. Alors que le risque d'une raréfaction des lignes de crédit pend au nez des industriels, la grosse PME reste confiante et continue de croître. À une vitesse folle. Le groupe a explosé les compteurs entre les premiers semestres 2010 et 2011, en faisant grimper son chiffre d'affaires de 33 %. Il est passé de 1,5 milliard à 2 milliards d'euros. « C'est un marathon de longue haleine, il faut toujours faire plus beau, plus vite et moins cher ! », s'enorgueillit Laurent Burelle, le PDG de Plastic Omnium. Dans cette entreprise familiale implantée à Levallois-Perret, le leader mondial des équipements en plastiques pour véhicules automobiles, l'internationalisation est une vieille histoire. Le groupe a ouvert sa première usine en Espagne en 1968. Depuis, c'est près d'une centaine de sites que Plastic Omnium a inauguré dans 27 pays ! Quatorze en Chine, trois en Inde, deux au Brésil et un en Russie. Le groupe est même présent en Afrique du Sud. Il devrait continuer à tisser sa toile. Quinze nouvelles installations sont d'ailleurs prévues d'ici à 2015, dont une usine en Angleterre. À cette date, l'équipementier devrait même disposer de 15 usines dans l'ex-empire du Milieu. Le but : accroître des capacités de production qui arrivent à leurs limites tant les commandes affluent. « Il faut être capable de capter la croissance là où elle est, être un peu partout et répartir les risques », martèle Laurent Burelle.

S'il est de plus en plus présent dans les Bric, l'équipementier veille à ne pas négliger les marchés matures. Il entend que son chiffre d'affaires soit réparti de manière homogène entre les continents comme il l'est entre les grands constructeurs. Il a en effet su diversifier son portefeuille : ses deux premiers clients, PSA et GM, ne représentent que 18 % des ventes. Il vient aussi de racheter, aux États-Unis, les activités de réservoir d'essence de Ford dans le Michigan. En France, le groupe projette d'ouvrir deux centres de R et D pour répondre aux nouvelles exigences, en termes de poids et de consommation. Le premier centre sera dédié aux matériaux composites. Il sera implanté au sein de Sigmatech, l'actuel centre de R et D du groupe installé en région lyonnaise. Le second reste encore à localiser, mais il ouvrira en 2013. Il deviendra le centre de référence mondial de sa division système à carburant. « Nous avons choisi de le localiser en France, confie Laurent Burelle. Cela ne veut pas dire que nos centres de Shanghai, Bratislava ou Detroit ne grossiront pas, mais nous confirmons que la maison mère de ces structures est bien en France.

SARAH BELOUEZZANE

11e MGI COUTIER

Acquisition aux États-Unis

Le spécialiste des transferts de fluides gagne deux places grâce à une augmentation de 15 % de son chiffre d'affaires, due en partie à l'acquisition d'Avon Automotive. Cette entreprise américaine va le mettre en pole position pour conquérir le marché des tuyaux de lavage outre-Atlantique. Par ailleurs, l'équipementier jurassien a amélioré sa rentabilité grâce à la croissance du marché et à la réduction de son taux d'endettement (réduit de 150 millions). MGI Coutier construit aussi une usine en Roumanie consacrée aux pièces de moteurs. Initialement prévu pour 2009, le projet avait été ajourné à cause de la crise. La nouvelle installation devrait comprendre une surface modulable de 10 000 km2. Enfin, l'entreprise devrait démarrer une activité de pièces de moteur en Inde.

20e MAIKE AUTOMOTIVE

En pleine ascension

Constitué par rachats successifs d'entreprises spécialisées dans le décolletage et la mécanique de précision, le groupe poursuit son ascension dans notre classement et gagne huit places. En mars 2011, il a reçu le soutien des FMEA rang 1 et 2 réunis, à hauteur de 25 millions d'euros en quasi fond propres.

24e FARINIA

La forge est son métier

Bondissant de la 34e à la 24e place de notre classement, Farinia poursuit son ambition de devenir un acteur majeur du forgeage à chaud, à froid et à mi-chaud pour l'automobile. Soutenu à hauteur de 11,5 millions d'euros par le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, il a repris les activités de la Société des aciers fins de l'est en avril 2011.

26e SIFCOR

Croissance allemande

Sifcor a retrouvé son niveau de chiffre d'affaires de 2008 avec la reprise dans l'automobile. En 2011, la croissance sera d'environ 20 % sous le double effet de la conjoncture et de quelques beaux contrats, tels Audi et BMW pour la fourniture de vilebrequins.

38e LA FONTE ARDENNAISE

Jobs à saisir

La plus importante fonderie de sous-traitance en France a retrouvé son activité d'avant-crise. Sur 2011, elle prévoit encore une progression de 13 % à 126 millions d'euros. Cet automne, 2 millions d'euros sont investis pour lancer une activité de traitement de surface par cataphorèse. Quinze postes devraient être créés sur le site ardennais qui compte plus de 820 salariés.

41e SAVOY INTERNATIONAL

Bonne santé

Le groupe gagne huit places. Sa bonne santé repose sur sa capacité à combiner différentes technologies et sur sa présence sur plusieurs marchés porteurs : auto, énergie, télécommunications et aéronautique. Le FMEA, qui a investi 4,3 millions d'euros en 2009, avait vu juste.

44e GÉVELOT EXTRUSION

Tout sourire

Le spécialiste de la forge de précision à froid retrouve le sourire. La demande de pièces techniques est repartie à la hausse dans l'automobile, son principal client. Bonne progression en 2010. Gare au déclin de la prime à la casse.

30e NIEF PLASTIC

AU-DELÀ DE L'AUTO

Le métier historique de Nief Plastics, c'était l'automobile. Mais ce secteur ne représente plus que 40 % des ventes, contre 65 % il y a encore quelques années. Sa diversification, le groupe installé à Genas (Rhône) la mène en innovant et en réalisant des opérations de croissance externe. Dernière en date ? Le rachat au groupe S3i, en mars 2010, des usines Simop à Mesnils-Pasteur, et Sicmo à Villette-lès-Dole, toutes deux situées dans le Jura. Le premier site réalise des pièces en injection plastique et le second des moules métalliques. Ces acquisitions lui ouvrent des perspectives chez les fabricants de produits cosmétiques et de modems. Conséquence directe de cette acquisition : Nief Plastic voit son chiffre d'affaires bondir de 29 % pour atteindre les 142 millions d'euros l'an passé. Il réalise ainsi une belle progression dans notre classement, en grimpant de la 37e à la 30e place en un an.

Nief Plastic est l'un des leaders français de la transformation des thermoplastiques et des thermodurcissables pour les grands donneurs d'ordres de l'industrie. Il a progressivement diversifié ses activités vers l'industrie électrique (30 % du chiffre d'affaires), l'aéronautique (20 %) et le secteur médical (10 %) pour lequel il a développé de nouvelles technologies cette année. Le sous-traitant lyonnais compte désormais onze sites de production, dont sept en France, deux dans les pays de l'Est (Hongrie et Slovaquie) et deux en Afrique du Nord (Tunisie et Maroc). Particularité : il fait partie depuis 2007 du groupe indien Sintex Industries, implanté sur trois marchés (la construction, le plastique et le textile), dont il représente environ le quart du chiffre d'affaires. Une dernière preuve que la diversification est sur la bonne voie ? En juin, le groupe a été reconnu par Schneider Electric comme l'un de ses meilleurs fournisseurs.

34e CTI GROUPE

ACQUISITIONS STRATÉGIQUES

CTI Groupe a fait le choix de grossir par d'importantes acquisitions. En août 2011, CTI Groupe (75 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2010), spécialiste de la construction et de la maintenance de grosses pièces de chaudronnerie, a mis la main sur Maten (45 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2010). L'ensemble vise un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros en 2011, dont plus d'un tiers sera réalisé à l'international, en particulier au Royaume-Uni, en Chine et aux États-Unis. Déjà, en 2007, le normand s'était emparé de GDK afin de s'ouvrir le marché nucléaire. Aujourd'hui, l'ensemble travaille dans l'énergie, la pétrochimie, l'agroalimentaire... Malgré sa forte activité à l'international, l'outil de production de CTI Groupe reste ancré en France. Le chaudronnier possède huit usines en Normandie et dans le Sud-Est. Prochainement, un site de production pourrait ouvrir en Chine. Maten, spécialisé dans la maintenance des bacs de stockage d'hydrocarbures, lui apporte huit agences en France. Pour acquérir Maten, le groupe CTI s'est fait aider d'un investisseur financier : HIG Capital. Ce dernier a pris 25 % du capital de l'ensemble à travers un investissement de 15 millions d'euros.

51e BONTAZ

Nouvelle gamme

Bontaz-Centre a gagné 31 places et prévoit en 2011 un chiffre d'affaires en progression d'environ 17 %. L'entreprise profite de la bonne tenue de la construction automobile mondiale et du succès d'une nouvelle gamme de produits à plus forte valeur ajoutée, pour la gestion de la circulation d'huile des moteurs.

53e BODYCOTE

Acquisition récente

Spécialiste du traitement thermique, Bodycote France vient de reprendre les activités de traitement thermique sous vide d'Oerlikon Balzers en France. Le sous-traitant, qui fait partie du groupe britannique Bodycote PLC, vise en 2011 un chiffre d'affaires de 93 millions d'euros en France.

57e COMPTOIR GÉNÉRAL DU RESSORT

Terre et Air

La bonne tenue de l'aéronautique et la reprise de l'automobile en 2010 ont permis au fabricant de ressorts industriels d'afficher une forte hausse. Ces marchés représentent les trois quarts de ses ventes. L'année 2011 annonce un tassement, notamment au second semestre dans l'automobile.

59e FAVI

Économie d'énergies

Portée par la reprise de l'automobile, la fonderie picarde voit son chiffre d'affaires croître de 32 %. Et vise les 90 millions d'euros en 2011. L'amélioration de l'efficacité énergétique fait partie des chantiers en cours. Début 2012, elle remplacera son système de filtration de fumées pour réduire ses émissions atmosphériques.

67e GROUPE SAB

Bon début en Roumanie

Le groupe de fonderie, qui travaille beaucoup pour l'automobile, a opéré une très nette remontée par rapport au classement 2009. L'intensification de son action commerciale, démarrée en 2007, porte ses fruits. Le développement du groupe en Roumanie, où la production a débuté en 2010, explique aussi ces bons résultats.

69e FAIVELEY PLAST

Forza décolletage !

Belle performance pour le plasturgiste qui gagne 16 places. Travaillant à plus de 50 % pour l'automobile, il s'est même associé aux décolleteurs pour une action de sponsoring d'un rallye afin de promouvoir les métiers de sous-traitance. Et de montrer que le plastique peut aussi être technique.

74e BAUD INDUSTRIES

Croissance Suisse

Le décolleteur de la vallée de l'Arve, dont le patron préside le syndicat du décolletage, s'est hissé dans notre top 100 grâce à la reprise dans l'automobile et à des opérations de croissance externe. Il poursuivra sa croissance en 2011, notamment avec l'acquisition de la société suisse Freri en avril.

80e FONDERIE DE BRETAGNE

Le Losange en toile de fond

Après des années d'absence, La fonderie de Bretagne revient dans notre classement. Renault, qui a repris la PME en 2009, devrait mettre en place un plan d'investissement de 85 millions d'euros sur cinq ans. Un nouveau chantier de moulage devrait entrer en activité en 2014.

63e ELECTROPOLI

L'AIDE DU FMEA

Fournisseur attitré des constructeurs d'automobiles, le groupe français spécialisé dans le traitement de surface réalisera cette année un chiffre d'affaires d'environ 80 millions d'euros. En croissance de 9 % par rapport à 2010. « Nous envisageons plusieurs contrats importants dans le domaine de l'automobile, de l'industrie pétrolière, et de l'armement », explique Pascal Boutemy, le directeur stratégie de ce groupe qui emploie 1 300 personnes au monde. Signe de cette présence internationale, il a inauguré en juin une ligne de traitement de surface en République tchèque. Electropoly, qui possède quatre usines en France et plusieurs unités de production dans les pays de l'Est, a bénéficié à la fin 2009 d'un apport en capital de 7,5 millions d'euros, notamment par le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA). Cette manne lui a permis d'innover dans des procédés plus économiques et plus écologiques, un souci permanent des équipes d'Electropoli. Exemple, le zeltium. Cette technologie brevetée autorise la fabrication de pièces à l'aspect chromé, sans utiliser le chrome. « Un procédé que nous allons proposer sous licence, notamment en Chine et en Inde », annonce Pascal Boutemy.

71e FIGEAC AÉRO

LE PIED SUR L'ACCÉLÉRATEUR

Tout se bouscule pour Figeac Aéro, le sous-traitant aéronautique installé dans le Lot. D'une part, il se forge une compétence dans les métaux durs. Il va construire sur son site historique de Figeac une unité de production dédiée à l'usinage du titane, de l'inconel, des alliages à base de nickel... Pour cela, le sous-traitant vient de bénéficier d'une aide à la ré-industrialisation accordée par le ministère de l'Industrie de 10 millions d'euros sur un projet total évalué à 35,45 millions. « Cela s'accompagnera de l'embauche de 200 personnes dans les trois ans », précise Luc Rouan, le directeur commercial de Figeac Aéro. Cette activité complètera et renforcera son activité de fabrication de pièces de structures, de pièces pour les mats réacteurs et de pièces pour moteurs.

D'autre part, l'entreprise familiale dirigée par Jean-Claude Maillard, est prête à faire face à la montée en cadence des productions des appareils Airbus. Son grand client, pour lequel le sous-traitant fournit des pièces de mats réacteurs et de structure, envisage d'assembler 42 moyens-courriers A 320 par mois d'ici à la fin 2012, contre 38 encore au mois d'août. L'entreprise a traversé les fameux cycles aéronautiques, avec un chiffre d'affaires en courbe de montagnes russes. En 2009, elle a vu partir en fumée un quart de son chiffre d'affaires. Mais depuis 2010, la croissance est hyper soutenue. Elle vise un chiffre d'affaires de 93 millions d'euros en 2011 (+ 52 %) et de 115 millions en 2012.

Une progression liée notamment aux contrats remportés sur le programme du futur long-courrier A 350. « Nous faisons des sous-ensembles complets comme les planchers pour le compte d'Aerolia et de Spirit. On vise l'excellence dans nos métiers : l'usinage et la production de sous-ensemble à forte dominance mécanique », explique le responsable.Toutefois, Figeac subit la pression sur les prix imposés par les grands donneurs d'ordres. Même si son bénéfice a progressé en 2010, la société se montre insatisfaite de sa rentabilité. Pour améliorer sa trésorerie, elle optimise son organisation industrielle réduisant les cycles de production et les stocks. La société a déjà recruté 100 personnes sur les douze derniers mois, portant son effectif à 650 personnes.

84e ATELIERS DE JANVES

Augmentation de capital

Belle performance pour les Ateliers de Janves qui grimpe de 21 places en 2011. La petite PME ardennaise, spécialiste des bielles, a bénéficié d'un investissement de 3 millions d'euros de la part du FMEA en juillet 2010. Un apport visant à renforcer ses fonds propres et à lui permettre d'investir toujours plus en R et D.

90e SLICOM GROUP

Bien positionné

Mécanicien intégrateur, cette PME familiale de 535 salariés couvre toute la chaîne des applications, de la conception à la maintenance. Un positionnement qui lui a permis de profiter de la reprise des marchés. L'entreprise table ainsi sur une croissance de 15 % environ en 2011.

94e GROUPE SIDEO

Cap à l'est

Constitué en 2010 d'un regroupement de PME européennes spécialisées dans le métal et le plastique, Sideo a racheté un fabricant en Slovaquie et en Allemagne (Contec), acquérant ainsi des compétences dans les tubes. Il a investi 6 millions d'euros et vise 65 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011.

98e TRONICO

Retour vers le futur

Impacté par la crise précédente, le sous-traitant électronique espère retrouver son niveau de 2008 en 2012 et vise un chiffre d'affaires à 64,5 millions d'euros. Avec une activité diversifiée, à 38 % dans l'aéronautique ou 24 % dans l'énergie, il devrait y parvenir sans embûches.

68 milliards d'euros

C'est le chiffre d'affaires cumulés des secteurs spécialisés dans la sous-traitance industrielle en 2010. - Il est en augmentation de plus de 13 % par rapport à l'année 2009. - Ce chiffre correspond aux activités de 30 322 entreprises, qui emploient 497 712 salariés - 25,4 %, c'est la part des exportations estimées, pour les entreprises de plus de 20 salariés en 2010.

MÉTHODOLOGIE

Ce classement a été établi selon le chiffre d'affaires réalisé sur le marché de la sous-traitance. CERTIFICATIONS AU L'entreprise dispose d'une certification automobile ou aéronautique ou armement ou nucléaire ISO9 Certification ISO 9 001 ISO14 Certification ISO 14 001 AQ L'entreprise est structurée pour assurer la qualité PRESTATIONS JT Juste à temps R & D Recherche et développement BE Bureau d'études EN Ensemblier AUTRES SIGLES NC Non communiqué ED L'excercice de l'entreprise est à cheval sur 2010 et 2011 Les informations chiffrées sur les entreprises s'entendent sauf erreurs ou omissions involontaires.

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