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LES 100 MEILLEURES ÉCOLES D'INGÉNIEURS (Voir pdf pour les tableaux)

Publié le | L'Usine Nouvelle n° HSING2012

1er POLYTECHNIQUE

L'EXCELLENCE PASSE AUSSI PAR LES HUMANITÉS

Le choc culturel est parfois violent. Au début de leur deuxième année à Polytechnique, les élèves qui viennent de passer deux ou trois années immergés dans des maths, de la physique et de la chimie sont embarqués dans le cours de philosophie et histoire des idées d'Alain Finkielkraut. Obligatoire. Tout comme deux autres cours et trois séminaires du domaine des « humanités », qu'ils doivent choisir parmi histoire de l'art, architecture, littérature, sciences politiques, anthropologie... Interviennent dans ces enseignements des pointures comme Yves Frégnac (CNRS) pour les sciences cognitives ou Yves Boyer pour la géopolitique (Fondation pour la recherche stratégique). Les étudiants ont droit à des conférences de haute volée, où défile le gratin de la culture, de la politique, de l'économie. Au top dans tous les domaines classiques d'une école d'ingénieurs, Polytechnique est moins connue pour le haut niveau de sa formation en sciences humaines et sociales.

« La question du sensible permet de comprendre le monde. La vie n'est pas uniquement une question d'optimisation, il faut aussi savoir gérer les contradictions », estime Éric Godelier, le président du département humanités et sciences sociales. « Cette formation d'ingénieurs humanistes est une spécificité française, très appréciée ailleurs dans le monde. » Pas facile, pourtant, de convaincre tout le monde de l'utilité de ces sciences « inutiles ». Parmi les six cours ou séminaires obligatoires en sciences sociales, l'un doit inéluctablement concerner le monde de l'entreprise, qu'il s'agisse de management de projet ou d'histoire économique. En juin 2011, a été introduit en fin de première année un cours obligatoire de connaissance de l'entreprise et des organisations. « Les étudiants apprécient nos cours, note Éric Godelier. Et 75 élèves sur 500 choisissent de faire leur stage de recherche de troisième année dans un laboratoire de notre département. » Les élèves suivent aussi des cours d'économie assez classiques, sur le fonctionnement des marchés, les institutions, la micro et macroéconomie. Ils bénéficient des lumières de pointures comme Patrick Artus, chef économiste de Natixis ; Jean-Pierre Hansen, du comité exécutif de GDF Suez ; ou Benoît Coeuré, le directeur adjoint du Trésor. Pour Francis Bloch, le responsable du département économie de l'X, « ces jeunes ont besoin de ces cours. Quand ils arrivent, ils sont très polars, nous devons leur ouvrir les yeux sur le monde ».

4e INSA LYON

Tête chercheuse

Classée deuxième pour sa recherche, l'Insa Lyon multiplie les liens avec l'industrie, accueille 640 doctorants et 80 post-doctorants, tout en maintenant une origine sociale diversifiée de ses étudiants (33 % de boursiers en cycle ingénieur).

11e ENAC TOULOUSE

Leader européen

La fusion début 2011 avec le Sefa (école de l'aviation civile formant les pilotes), propulse l'Enac parmi les plus grosses écoles aéronautiques européennes et la dote de moyens pédagogiques importants (simulateurs, flotte de 130 avions...).

14e ESPCI PARISTECH

Usine à docteurs

Première du classement pour la part de diplômés continuant par un doctorat (60 %) et pour le nombre de brevets déposés depuis 2006 (247), l'ESPCI réfléchit à la création d'une école doctorale propre, alors qu'elle est aujourd'hui engagée dans 15 écoles en cohabilitation.

20e UTT TROYES

Course à la taille

En se regroupant avec l'UTBM dans une université de technologie de France, l'UTT gagne en taille, donc en visibilité, et espère rivaliser avec les grandes universités technologiques européennes comme celles de Delft, de Munich et de Copenhague.

24e ENSEIRB-MATMÉCA BORDEAUX

Aéro centrée

L'aéronautique est le deuxième secteur de cette école, qui le fait savoir en créant avec l'Enac et Arts et Métiers, France Aérotech, une alliance destinée à donner plus de visibilité aux formations aéronautiques à l'international.

27e ENSAIT ROUBAIX

Labo innovant

Dans sa spécialité, le textile, l'école peut s'appuyer sur son laboratoire de recherche pointu et performant. Le Gemtex a mis au point pour Damart un tissu auto-rafraîchissant par micro-encapsulation. Une première mondiale, faisant l'objet d'un brevet international

30e ECE PARIS

Cours de design

Depuis l'an passé, une option design et innovation est proposée aux étudiants de cinquième année de l'École centrale d'électronique. Objectif : leur faire acquérir le langage du design pour l'intégrer dans les produits high-tech qu'ils sont amenés à développer.

36e MINES DE DOUAI

Double compétence

Depuis la rentrée 2011, les étudiants de l'option ingénierie des systèmes d'information et de communication pourront préparer un double diplôme avec Télécom école de management (Évry).

42e ISEP PARIS

Pédagogie par projet

Spécialisée en informatique et télécommunications, l'Isep a, depuis quatre ans, adopté une pédagogie par projet, qui permet à ses étudiants d'apprendre autrement que par des cours magistraux, et d'être en contact avec des entreprises et leurs demandes précises.

46e ESIGELEC ROUEN

Bain multiculturel

Bain international sans quitter Rouen pour les étudiants : 34 % des élèves ingénieurs sont étrangers, notamment grâce à deux bureaux permanents de l'école en Chine et en Inde. Six nouvelles universités étrangères se sont associées à l'Esigelec en 2010.

51e ENSTA BRETAGNE

BIENTÔT DANS LA COUR DES GRANDS

L'école bretonne Ensieta fait un pas de géant en changeant de nom et en s'alliant avec l'Ensta ParisTech depuis janvier. Les diplômés de l'ex-Ensieta obtiennent désormais un titre au nom de l'Ensta Bretagne, une marque prestigieuse, connue des entreprises et à l'étranger. Le rapprochement est logique, les deux écoles ont la même tutelle (le ministère de la Défense) et possèdent des domaines d'expertise semblables : l'énergie, le transport, le génie maritime et les grands systèmes industriels. Une nouvelle formation dans le domaine des radars et de l'électromagnétisme devrait voir le jour. Plus visible à l'étranger, le groupe est en train de monter deux Erasmus Mundus, programmes d'échanges d'étudiants entre l'Europe et le reste du monde, dans l'automobile et le maritime. Du côté de la recherche aussi, les deux écoles mettront leurs forces en commun, notamment dans le domaine naval. Elles espèrent lancer quatre chaires d'enseignement et de recherche, financées par l'industrie. Le groupe Ensta reste ouvert aux autres écoles. Autant d'ouvertures qui donnent plus de poids au diplôme de l'école bretonne.

41e MINES D'ALÈS

D'EXCITANTES

MISSIONS

D'INNOVATION

L'innovation ne naît pas d'un coup de génie ou d'une bonne idée tombée du ciel, mais est le fruit d'un processus structuré. Pour transformer ses étudiants en « ingénieurs entrepreneurs », l'École des mines d'Alès leur propose un « parcours de l'innovation », allant de l'émergence d'une idée à la mise sur le marché d'un produit, en passant par la création d'entreprise. En première et deuxième années, tous les jeunes passent cinq semaines en entreprise, avec un problème à résoudre (par exemple : étudier les coûts de la couverture en panneaux solaires d'un toit, trouver un sous-traitant pour fabriquer un composant...). Les industriels adorent, les jeunes aussi. Ces missions peuvent se faire dans les start-up accueillies par l'incubateur de l'école, l'un des premiers de France, ouvert en 1984. Entre 30 et 40 projets y sont portés par des créateurs d'entreprises chaque année et les étudiants peuvent les aider. « Une excellente manière de faire expérimenter concrètement les problématiques de l'innovation », note le directeur, Alain Dorison. Règle du jeu assez proche pour les séminaires de créativité : des entreprises passent deux jours à l'école et soumettent un problème aux étudiants qui doivent se creuser les méninges pour le résoudre. Cela fonctionne si bien qu'une école de l'innovation a été créée pour faire profiter les entreprises régionales de son savoir-faire.

30e POLYTECH' PARIS-UPMC

L'UNIVERSITÉ

QUI MISE SUR

LES INDUSTRIELS

Cette école d'ingénieurs interne à l'université Pierre et Marie Curie a décidé de mettre le turbo du côté de ses relations avec les industriels, point faible classique des écoles d'université. Objectif : veiller à la bonne insertion professionnelle d'étudiants deux fois plus nombreux qu'il y a cinq ans (1 000 au lieu de 500). Les industriels, représentés dans les instances dirigeantes de l'école, donnent des indications sur l'orientation des cours. Ils viennent aussi en assurer eux-mêmes. Les étudiants travaillent de plus en plus sur des projets industriels, dont les sujets sont donnés par des entreprises comme Total et Bouygues. En quatrième année, presque la moitié de leur temps est occupée par ce travail en projet. L'école songe d'ailleurs à monter des projets industriels sur deux ans. « Pour que ces travaux soient réellement intéressants pour les entreprises, il faut une continuité », précise le directeur de l'école. C'est en « robotique », dernière des sept spécialités de l'école, apparue en 2007, que la pédagogie par projet est la plus développée.

51e EPF SCEAUX

Alliance doctorale

L'EPF a ouvert à la rentrée 2010 une antenne sur le campus de l'Université de technologie de Troyes. Ce rapprochement avec l'UTT lui permettra de bénéficier de son école doctorale. Objectif : que 8 % des diplômés de l'EPF poursuivent en doctorat.

57e ENSAE PARISTECH

Cloud statistique

La recherche gagne des galons dans la grande école de la statistique, qui sera bientôt dotée d'un nouvel équipement permettant l'accès à distance à des données individuelles de façon hypersécurisée. Valeur : 4 millions d'euros.

63e ISEN BREST, LILLE, TOULON, RENNES

Immersion commerciale

Depuis l'an dernier, les étudiants peuvent obtenir un double diplôme, celui de l'Isen et celui d'une école de management bretonne. Après leur quatrième année, ils passent un an en école de commerce, puis reviennent en cinquième année. à l'Isen.

68e EPITA LE KREMLIN-BICÊTRE

Opérationnelle

L'école privée spécialisée en télécoms et en informatique industrielle a su se rapprocher du monde de l'entreprise en formant ses étudiants par projet et en les initiant au management et à la gestion. Pas si fréquent dans cet univers.

72e AGROSUP DIJON

Passerelles multiples

L'école d'agronomie et agroalimentaire ouvre à ses étudiants de nouvelles passerelles vers les universités, laboratoires et entreprises du Grand Est, grâce à sa présence dans le pôle de recherche et d'enseignement supérieur Bourgogne - Franche-Comté.

51e EEIGM NANCY

UN DIPLÔME ET QUATRE LANGUES

Les jeunes qui veulent voir du pays sont gâtés avec l'École européenne d'ingénieurs en génie des matériaux. Tous passent au moins un an dans l'une des cinq autres universités européennes à l'origine de la création de l'école. Direction Barcelone s'ils se passionnent pour les biomatériaux, la Suède s'ils préfèrent les composites, ou encore l'Allemagne pour les contrôles non destructifs... Pour faire de ces séjours de véritables périodes de formation, les étudiants passent une grosse partie de leur temps en laboratoire de langues. En sortant de l'école, ils parlent tous anglais, allemand, espagnol. Cela permet à la moitié d'entre eux de décrocher leur premier job à l'étranger. Ce cursus exceptionnellement international pourra bénéficier à des ingénieurs apprentis dès la rentrée 2012, si la formation en alternance est validée. Les jeunes apprentis pourront faire leurs trois ans de formation dans des entreprises comme Mersen, ArcelorMittal, SGD, qui se sont engagés à les envoyer dans leurs filiales.

67e ESB NANTES

LE BOIS N'EST PLUS UNE NICHE

Les métiers du bois ne se résument plus à l'ameublement. Matériau de construction écolo, le bois est désormais recherché par les gros du BTP. Source d'énergie renouvelable, il est prisé par les énergéticiens. Tous ces développements nécessitent des compétences très techniques. « Comme le bois intéresse désormais de nombreux secteurs, c'est une spécialité qui n'enferme pas l'ingénieur », note Arnaud Godevin, le directeur de l'École supérieure du bois. Ces spécialistes sont de plus en plus recherchés par les entreprises. Aujourd'hui, des grands groupes comme Vinci, Eiffage, Veolia, Dalkia, embauchent les ingénieurs de l'école nantaise. Celle-ci forme ses étudiants à des métiers de plus en plus complexes et investit fortement dans la recherche : 500 000 euros pour se doter de microscopes électroniques cette année. L'École du bois a obtenu une reconnaissance de sa compétence en étant associée à un ambitieux projet national de recherche, Xyloforest. Ses laboratoires travailleront sur la caractérisation du bois pour la construction et sur les matériaux composites à base de bois, qui intéressent le maritime, l'automobile, le ferroviaire. De nouvelles pistes pour une formation d'avenir.

78e IFMA CLERMONT-FERRAND

Bonnes Mines

L'école d'ingénieurs spécialisée en mécanique avancée s'est associée au groupe des écoles des Mines depuis 2010, ce qui permet aux élèves de compléter leur cursus par des spécialisations en génie industriel à Saint-Étienne.

83e SUPMECA SAINT-OUEN

Une prépa pour trois

L'école de mécanique s'est associée à l'Ensea (Cergy) et à l'EISTI (Cergy et Pau) pour créer une prépa « Collegium » qui propose aux futurs élèves du cycle ingénieur de ces trois écoles, deux années de classes préparatoires après un bac S.

88e EIGSI LA ROCHELLE

Voile intégrale

Implantée en bord de mer, l'école d'ingénieurs porte une attention particulière aux sportifs de haut niveau spécialisés dans les activités nautiques. Le « pôle excellence voile » aménage le cursus en fonction des compétitions nationales ou internationales.

92e ESIEA IVRY, LAVAL

Zone protégée

La cryptologie - virologie, l'un des points forts de la recherche menée à l'École supérieure d'informatique électronique, automatique, vient de se voir reconnaître un statut de « zone protégée défense » et peut donc réaliser des travaux sensibles pour le compte de l'État.

97e ENSAIA VANDOEUVRE-LÈS-NANCY

Parcours individuels

Cette école d'agronomie et industries alimentaires de l'INP Lorraine mise sur l'individualisation des parcours en proposant de nombreuses spécialités et en encourageant une année de césure. À la fin 2011, 15 % des étudiants diplômés seront étrangers.

80e IOGS PALAISEAU

SURFER SUR LA RÉALITÉ AUGMENTÉE

Les étudiants de SupOptique vont pouvoir se spécialiser en réalité augmentée, un secteur en plein boom et très friand d'ingénieurs spécialisés. L'école, installée sur le plateau de Saclay, a ouvert une antenne à Bordeaux, pour se rapprocher d'un pôle de formation et de recherche réputé dans ce domaine. Autres points forts du nouveau site : l'imagerie biophotonique et les nanosciences, aux débouchés nombreux car variés, dans les télécommunications, l'agroalimentaire, l'environnement... Après une première année de tronc commun en région parisienne, les étudiants choisiront, pour leurs deuxième et troisième années, soit de rester à Palaiseau, soit de partir à Bordeaux ou à Saint-Étienne, autre site de l'IOGS. Une trentaine d'élèves de deuxième année sont attendus en Gironde à la rentrée 2012, l'objectif étant d'atteindre la cinquantaine. Le nouveau bâtiment accueillera l'école, un laboratoire de recherche mixte monté avec l'université Bordeaux I (réputée en lasers) et le CNRS, plus un centre technologique optique et lasers. Une logique qui devrait pousser les étudiants vers la recherche et l'innovation.

85e INSA STRASBOURG

POUR DEVENIR INGÉNIEUR ET ARCHITECTE

Attention, objet hybride. L'Insa de Strasbourg, école d'ingénieurs en cinq ans, est aussi une école d'architecture. Forcément, un jour, elle a eu l'idée de proposer à ses étudiants un double cursus. Et ça fonctionne ! L'école est la seule en France à avoir reçu une habilitation de la Commission européenne pour délivrer les deux diplômes à un seul et même étudiant. Mais le parcours est exigeant : dès la fin de sa troisième année, puis pendant ses quatrième et cinquième années, l'étudiant ingénieur suit des cours de rattrapage en archi. Quatre-vingt-dix heures par semestre, autant dire qu'il faut s'accrocher. Une fois ingénieur, il poursuit par deux années dans l'école d'architecture de l'Insa. Cinq jeunes ingénieurs viennent d'intégrer le cursus archi et seront doublement diplômés en 2012. « Il y a une véritable demande pour ces profils qui ont acquis deux langages et peuvent servir de médiateurs à des métiers qui ont du mal à se comprendre, explique une responsable du double cursus. Ils sont d'ailleurs très bien rémunérés. » Un nouveau métier leur tend par exemple les bras : façadier, un expert de l'enveloppe du bâtiment, qui doit à la fois satisfaire les demandes de l'architecte et celles de la réglementation thermique.

95e ESTACA LEVALLOIS-PERRET

PARTICIPER AU SAUT TECHNOLOGIQUE DE L'AUTOMOBILE

Les étudiants se tournent un peu moins vers les métiers de l'automobile, par les temps qui courent. Et pourtant... « Les constructeurs ont peut-être moins embauché nos diplômés en 2009, explique Pascale Ribon, la directrice, mais ceux-ci ont trouvé du travail en bureaux d'études ou en R et D, car l'innovation est vitale pour l'avenir de l'industrie automobile. » L'école de Levallois, présente dans cinq pôles de compétitivité, s'est positionnée sur le créneau de la R et D, et compte aller encore plus loin avec son déménagement sur le plateau de Saclay en 2014. Elle propose à ses étudiants modélisations et expérimentations en liaison avec les industriels. « Les sauts technologiques sont tels, dans le domaine des matériaux, des moteurs, que les industriels ont besoin de nouvelles compétences. Jusqu'ici, la technologie s'intéressait à la vitesse, aujourd'hui, à la consommation et à l'énergie. Ce ne sont pas les mêmes compétences. L'industrie automobile n'a jamais eu autant besoin de spécialistes pointus. » Les contraintes environnementales en ajoutent : nouvelles énergies et comptabilité carbone sont depuis peu au programme de l'école.

MÉTHODOLOGIE : LES 10 CRITÈRES DE NOTRE ÉVALUATION

Pour établir notre classement, nous avons évalué quatre grands domaines : - l'insertion dans le monde du travail, - les moyens consacrés à chaque élève, - le caractère international de la formation, - l'implication dans la recherche. Dans chacun de ces quatre chapitres, la note de 100 a été attribuée à l'école obtenant le meilleur résultat. Les autres écoles ont ensuite obtenu une note au prorata de leur écart avec le premier de la classe. En lisant la colonne « recherche », par exemple, on s'aperçoit que Grenoble INP obtient le meilleur résultat, donc la note 100, suivi de l'Insa Lyon (86,7) et Mines ParisTech (76,1). Pour obtenir ces quatre notes sur 100, nous avons retenu dix critères. La note globale est la moyenne générale des quatre notes sur 100, auxquelles ont été appliqués des coefficients (30 à l'insertion, 20 aux moyens, 25 à l'international et 25 à la recherche). L'enquête a été réalisée en février 2011.

Insertion 1. Montant du salaire de sortie 2. Nombre de mois d'attente avant le premier emploi 3. Nombre d'anciens en activité Moyens 4. Budget de l'école par élèves International 5. Nombre de partenariats avec une école ou une université étrangère 6. Pourcentage d'étudiants ingénieurs partis dans une université étrangère l'an passé 7. Pourcentage d'étudiants étrangers dans le cycle ingénieur Recherche 8. Chiffre d'affaires généré par les contrats de recherche 9. Nombre de doctorants et post-doctorants 10. Pourcentage d'enseignants-chercheurs parmi les enseignants

S'OUVRIR AU MONDE

L'international compte pour un quart de la note de notre palmarès, car l'ouverture sur l'étranger est un passage obligé de toute formation d'ingénieur. Les partenariats avec les universités étrangères se multiplient. Les Arts et Métiers en revendique 188, une vingtaine d'écoles seulement en proposent moins de 10. Les étudiants étrangers sur les campus hexagonaux offrent aux jeunes Français une ouverture internationale sans quitter la France. En tête, l'Enac (Toulouse), où ils représentent 45 % des étudiants ingénieurs, suivi de Télécom ParisTech (40 %).

ET APRÈS LE DIPLÔME ?

Deux mois d'attente maximum avant un premier emploi dans 110 écoles sur les 134 ayant répondu. Les diplômés de l'EEIGM de Nancy patientent sept mois. Les réseaux d'anciens sont un atout pour trouver un emploi. Avantage aux grosses écoles : Grenoble INP (40 000 anciens), Insa Lyon (31 000) et Arts et Métiers (23 500). Poursuivre ses études par un doctorat intéresse au moins un cinquième des diplômés dans une douzaine d'écoles : 60 % à l'ESPCI, 43 % à l'IOGS, 34 % à Chimie Mulhouse et à Chimie Montpellier.

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