L'équipage d'une autre compagnie aurait-il pu sauver l'Airbus A 330 d'Air France du crash intervenu le 1er juin 2009 en plein océan Atlantique ? Impossible à dire selon le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui a remis son rapport définitif le 5 juillet. Épais de 230 pages, il évite soigneusement de pointer des responsables. Pourtant, l'enquête décrit des pilotes insuffisamment entraînés à ces conditions de vol extrême. Alors, la faute à l'avionneur ? Non plus à en croire le rapport et ce malgré la panne des sondes Pitot, qui ont entraîné la perte des informations de vitesse, et le fonctionnement par intermittence de l'alarme de décrochage et de l'électronique de vol induisant en erreur l'équipage ! « Nous n'accusons personne », se retranche Jean-Paul Le Troadec, le président du BEA. Le rapport technique sera versé à l'enquête judiciaire en cours. Celle-ci sera peut-être moins clémente avec la communauté aéronautique.
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