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Le vaccin d'Ose Pharma veut soigner le cancer du poumon

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Made in France

Le vaccin d'Ose Pharma veut soigner le cancer du poumon

La société de biotechnologie Ose Pharma vient d’obtenir un brevet européen pour son vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon dit "non à petites cellules" (88 % des cas). Ce produit s’apprête à entrer en phase III d’étude clinique, la dernière étape avant une éventuelle commercialisation. Dans le secteur pharmaceutique, un tel développement requiert généralement des années. Il est accéléré ici grâce à la structure de la start-up française. Créée dans la pépinière de l’hôpital Cochin, à Paris, en mai 2012, elle dispose d’une équipe à San Diego, aux États-Unis, où avait été mise au point sa technologie innovante de modification et de combinaison des peptides. Son nouveau vaccin est issu d’un programme d’immunothérapie développé par Émile Loria (le cofondateur d’Ose Pharma) lorsqu’il dirigeait la biotech californienne Epimmune, avant qu’elle ne soit rachetée en 2009 par le laboratoire japonais Takeda.

L’opportunité
 

600 000 nouveaux patients contractent, chaque année, un cancer du poumon "non à petites cellules" dans les pays développés.

 

Avec l’immunologiste Dominique Costantini, l’ancienne directrice générale de BioAlliance Pharma, une biotech française au joli parcours, il a obtenu une licence pour poursuivre ce programme et le dédier au traitement des maladies orphelines pulmonaires sévères. Ose Pharma pourrait ne pas avoir à attendre cinq ans pour obtenir une éventuelle mise sur le marché de son vaccin, car il vient d’être reconnu médicament orphelin par les autorités sanitaires américaines. "Nous espérons avoir alors atteint l’équilibre grâce à une politique de partenariats industriels et une vingtaine de salariés, contre sept à l’heure actuelle, dont quatre basés à San Diego", explique Dominique Costantini, la directrice générale. En attendant, elle  prépare une levée de fonds de 5 millions d’euros. Tout en essayant d’adapter sa technologie à d’autres cancers, comme celui du côlon.

Gaëlle Fleitour

L’innovation

L’originalité de ce vaccin est de cibler cinq antigènes de tumeurs différentes avec dix épitopes (des fragments d’antigène). Associés selon une combinaison protégée par brevet, les épitopes induiraient une réponse de cellules particulières appelées T cytotoxiques, capables de tuer les cellules tumorales qui expriment ces antigènes.

 

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