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L'usine Agro

Le vaccin contre la grippe aviaire est-il un mythe ?

Astrid Gouzik ,

Publié le

Alors que l’on assiste actuellement dans les élevages français à une nouvelle flambée de grippe aviaire, la question de la prévention se pose à nouveau. Quel rôle les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires peuvent-ils jouer dans la gestion de ces crises à répétition ?

Le vaccin contre la grippe aviaire est-il un mythe ? © crédit photo

H5N8. Deux lettres et deux chiffres qui suffisent à faire trembler les éleveurs français en ce début d’année, après seulement quelques mois de répit. Il y a un an, 69 foyers de grippe aviaires avaient été découverts dans le sud-ouest, entraînant la fermeture de nombreux élevages et une procédure de vide sanitaire. Mais il s’agissait alors de la souche H5N1, moins virulente et pathogène que celle qui sévit actuellement. Des souches contre lesquelles des vaccins existent ou sont en cours de développement mais ils ne sont pas utilisés en France.

"Il existe des vaccins contre les virus de la grippe, mais ils sont nombreux. Et les vaccins les plus vendus ne concernent pas les souches H5 ou H7 mais contre un autre type de grippe, H9, très présente au Moyen-Orient et en Asie", nous explique François-Xavier Le Gros, vétérinaire chez Mérial, et spécialiste en science avicole depuis 30 ans. "Les vaccins contre la souche H9 aident à rétablir la santé des animaux, ils stoppent les symptômes mais n’empêchent en aucun cas la diffusion de la pathologie", déroule-t-il.

Bloquer la circulation du virus

Pour ce qui est des grippes H5 et H7, la Chine, le Mexique ou encore l’Egypte ont largement recours à la vaccination pour protéger les animaux. "Mais il est alors plus difficile de stopper la circulation du virus", précise François-Xavier Le Gros. C’est la raison pour laquelle, en France, les volailles ne peuvent pas être vaccinées. En Europe, le virus n’est pas endémique. L’épidémie qui sévit actuellement aurait été introduite en France par le biais des oiseaux migrateurs. Et les autorités vétérinaires françaises estiment que le fait de systématiser la vaccination risquerait justement de créer l’endémie. "Le statut de zone indemne serait alors perdu et cela poserait de sérieux problèmes pour l’exportation", ajoute-t-il.

La décision de mettre en place un programme vaccinal dans un pays revient aux services vétérinaires centraux. A l’option de la vaccination, le France préfère opter pour des mesures sanitaires permettant de bloquer la circulation du virus entre les animaux. "Il s’agit de repérer précocement les foyers d’infection pour ensuite éliminer les animaux infectés et ceux alentour. De cette manière, on évite l’installation d’une endémie", détaille François-Xavier Le Gros. Toutefois "la grippe aviaire reste une de nos priorités chez Merial (récemment racheté par Boehringer Ingelheim). On est présent de longue date sur ce segment en apportant des solutions vaccinales pour H9  et avec des programmes de recherche actifs sur l’ensemble pour H5 et H7", conclut-il.

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