Le travail dans l'oeil des cinéastes
Par Morgane Remy - Publié le
Lejaby sauvé, SeaFrance coulé. Les usines attirent l’attention en cette période électorale. Et le festival "Filmer le travail" qui se déroule du 3 au 12 février offre un petit zoom sur cet univers-là et sur les entreprises sous toutes leurs formes.
"Les Contis, gonflés à bloc", un témoignage sur le combat des ouvriers de l'usine Continental de Clairoix dans l'Oise en 2010 après l'annonce de la fermeture du site. Voilà le genre de films proposés pour la troisième année consécutive au festival "Filmer le travail".
La compétition oppose 17 films récents, essentiellement des documentaires. Parmi ces films figurent donc "Les Conti, gonflés à bloc" de Philippe Clatot (2010), mais aussi "Voix de garage" de Philippe Guilloux (2011), qui évoque une entreprise solidaire qui répare les voitures de bénéficiaires des minimas sociaux. "Un fossoyeur un jour" de Charlotte Grange (2010) pointe pour sa part le quotidien d'un employé du cimetière de Pantin.
Le festival propose aussi une compétition entre une dizaine de courts-métrages, réalisés par des amateurs sur leur quotidien au travail. Les organisateurs espèrent accueillir quelque 6 000 visiteurs.
L'année dernière, le prix Mediapart a été remis à un court métrage concernant un intérimaire qui enchaîne des missions de manutention dans les usines. Aussi noir qu'élégant, il ressort un certain mal-être de ce film :
Pour voir les films de l'année dernière, cliquez ici.

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