Le thermalisme mise sur le bien-être
Le 27 août 2009 par À CLERMONT-FERRAND,GENEVIÈVE COLONNA D'ISTRIA | L'Usine Nouvelle n° 3157Les stations auvergnates investissent dans d'impressionnants centres de remise en forme, présentés comme l'alternative miracle au déclin du secteur.
Fini le thermalisme de papa ! En quinze ans, le nombre de curistes médicalisés a chuté de 35 %. La faute au déremboursement progressif des soins, et surtout aux progrès de la médecine. Sur une douzaine d'indications thérapeutiques, seules quelques-unes semblent encore rentables, comme la rhumatologie, qui représente 75 % de la clientèle thermale.
En Auvergne, le thermalisme représente quelque 10 000 em-plois directs et indirects. Le secteur pèse tellement lourd que d'autres débouchés sont à l'étude. Depuis environ cinq ans, les stations auvergnates s'orientent vers des marchés de niche : l'obésité à Vichy (Allier), les troubles anxieux généralisés à Néris-les-Bains (Allier) et les maladies cardio-artérielles à Royat (Puy-de-Dôme).
35 millions d'euros investis en dix ans
« Nous avons trop longtemps continué à fonctionner comme il y a trente ans, analyse Jean-François Béraud, le président de l'organisme de promotion Thermauvergne. Nous savons maintenant qu'il faut compléter notre offre et investir parallèlement sur le marché de la remise en forme. On veut faire de l'Auvergne non plus le château d'eau de la France, mais le pays du bien-être ! »
En dix ans, 35 millions d'euros ont été investis à Royat ou à Chaudes-Aigues (Cantal) dans d'impressionnants centres de remise en forme. « Sept autres projets sont dans les cartons, précise Jean-François Béraud, dont un centre à Néris-les-Bains (Allier), où un spa à l'eau thermale va être construit pour 5 millions d'euros. Un espace forme et bien-être sera ouvert à l'année à La Bourboule (Puy-de-Dôme). » Au total, 15 millions d'euros vont être injectés, ce qui devrait générer la création d'une centaine d'emplois. Sans compter les effets induits puisque cha-que projet est associé à des programmes immobiliers. A Royat, l'ouverture du centre Royatonic, en 2007, pour 12 millions d'euros, a entraîné la construction du seul hôtel quatre étoiles de l'agglomération clermontoise. Un investissement privé de 10 millions d'euros, avec 75 emplois à la clé.Un cercle vertueux en quelque sorte.











