[ACTUALISE] - Sur les trois premiers mois de l’année, le taux de chômage atteint donc 9,6% de la population active.
Selon les chiffres publiés par l’Insee le 7 juin, ce sont 2,7 millions de personnes qui étaient au chômage au premier trimestre. Soit un taux de 9,6%, en hausse de 0,3 point par rapport aux trois mois précédents.
Le taux est également en hausse par rapport au même trimestre l’année dernière (+0,4 point).
Ce taux avait déjà progressé de 0,1 point au quatrième trimestre 2011, après 0,1 point au troisième trimestre (chiffres révisés). Il retrouve son niveau de 1999.
Au total, 3,5 millions de personnes en France n'avaient pas d'emploi et souhaitaient travailler, qu'elles soient disponibles ou non pour cela dans les deux semaines, précise l'Insee.
"La montée du chômage est évidente, l'Unédic dit au minimum un an encore, a déclaré sur RTL le numéro un de la CFDT François Chérèque, en référence aux prévisions de l'assurance chômage. Les plans sociaux c'est 8% des pertes d'emploi, 92% on n'en parle jamais, il s'agit de dizaines de milliers de personnes qui, individuellement tout seul dans leur petite entreprise, ou dans les entreprises, perdent leur emploi. C'est un problème beaucoup plus vaste".
Gouvernement mobilisé
Ces chiffres sont publiés le jour où le ministre du Travail Michel sapin fait savoir dans un entretien aux Echos du 7 juin que le gouvernement va mobiliser tous les moyens disponibles et notamment budgétaires pour lutter contre le chômage. "Nous voulons également redonner d'urgence des moyens supplémentaires à Pôle emploi, sans attendre 2013", ajoute-t-il.
Quant à la hausse du Smic, sujet amplement débattu ces dernières semaines, le ministre va rencontrer prochainement le groupe d'experts sur le salaire minimum "pour un échange". La hausse du Smic sera annoncée en juillet, précise Michel Sapin.
Il revient aussi sur la question de "la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais il n'y aura pas d'abrogation généralisée des exonérations sociales".
Sur France Info, le même jour, le ministre confirme que les contrats de génération et les emplois d'avenir verront le jour d'ici à 2013. Selon lui, pour lutter contre la hausse du chômage, il faut agir à deux niveaux : la croissance et les outils comme le contrat de génération ou les emplois d'avenir. "Nous sommes en train de travailler (...) Ce sera de la concertation qui nous permettra de déboucher rapidement", a-t-il dit en reconnaissant qu'"il y a urgence".









