Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le syndicat des transports d’Ile-de-France signe la commande du siècle pour les futurs RER

Olivier Cognasse

Publié le

La commande de 255 rames de RER de nouvelle génération vient d’être signée officiellement mercredi 11 janvier 2017 avec à la clé du travail pour 10 000 personnes.

Le syndicat des transports d’Ile-de-France signe la commande du siècle pour les futurs RER
RER NG Alstom et Bombardier.

"C’est la confirmation d’une commande historique de 255 rames de RER nouvelle génération. La plus grande commande jamais passée par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif)", s’est réjoui Valérie Pécresse. La présidente de la région Ile-de-France et du Stif a signé officiellement cette comande, mercredi 11 janvier, à Paris, concrétisant l’achat de 130 rames pour le RER D et 125 rames pour le RER E. Une commande dont le montant s’élève finalement à 3,75 milliards d’euros, dont 250 millions pour la SNCF. "C’est la concrétisation d’un engagement que j’avais pris durant la campagne pour les élections régionales. Plus d’un million de voyageurs vont pouvoir bénéficier de ces nouveaux trains", a-elle précisé devant les principaux protagonistes, Guillaume Pepy, Président de la SNCF, Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom, et Laurent Bouyer, Président de Bombardier transport France.

Une première tranche ferme de 71 rames

En réalité, seule une première tranche ferme a été validée par le STIF pour 71 rames et 1,55 milliard d’euros. Une manière pour le syndicat de surveiller, avant la deuxième tranche ferme, que l’appel d‘offres est bien respecté. Ces rames devront circuler dès 2021. Elles seront équipées de la vidéosurveillance, d’un système automatique de comptage des voyageurs, et seront sans séparation entre les voitures. "C’est un matériel extrêmement sophistiqué. Quand il roule dans Paris, il ressemble à un métro. Il roulera en automatique. Quand il roule en banlieue, il ressemble à un RER, plus loin à un train Intercités", a précisé Guillaume Pepy. Un train permettant de transporter jusqu'à 25 % de passagers en plus par rapport aux rames actiuelles, qui sera plus rapide pour accélérer et décélérer et pour faire descendre et monter les voyageurs.

"Ce train a été conçu pour les passagers avec trois espaces bien délimités. Le second étage avec que des places assises sera réservé aux voyageurs qui effectuent un long trajet", a expliqué Henri Poupart-Lafarge. Ces trains coûteront aussi 25% en moins pour la maintenance par rapport aux rames actuelles.

Le conseil d’administration du STIF a demandé des garanties sur la production en France. Alstom va commencer la production dès 2018. Henri-Poupart Lafarge a réaffirmé que toute la production serait faite sur 8 sites français : Valenciennes (Nord) pour la gestion du projet, la conception, la validation, les essais, la mise en service, la production des véhicules d’extrémités et l’intégration finale du train, Reichshoffen (Bas-Rhin) pour des études, Ornans (Doubs) pour les moteurs, Le Creusot (Saône-et-Loire) pour les bogies, Villeurbanne (Rhône) pour l’électronique embarquée, Tarbes (Hautes-Pyrénées) pour les systèmes de traction, Petit-Quevilly (Seine-Maritime) pour les transformateurs et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour le design. Quant à Bombardier, il réalisera à partir de 2019 les voitures intermédiaires (environ 30 % de la commande) sur son site de Crespin (Nord). Pour les deux constructeurs, ce sont 2 000 personnes qui travailleront sur ce projet, auxquelles s’ajouteront 8 000 emplois chez les sous-traitants. Le premier train devrait sortir de production fin 2019 pour entamer la période de tests.

 

 

Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus