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Le solaire met les Hautes-Alpes sous tension

Par Jean-Sébastien SCANDELLA - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3075
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La première centrale solaire à concentration de grande puissance en France sera construite dans les Hautes-Alpes. Mais le choix du site crée de nouvelles difficultés.

La région accueillera la première centrale de taille industrielle. Le 16 octobre, la société dijonnaise Solar Euromed, à l'origine de ce projet, a signé une convention avec le conseil général qui lui garantit de disposer d'un site d'implantation dans ce département.

Reste un point crucial à régler. Le site du Chevalet, à Aspres-sur-Buëch, retenu par le conseil général, abrite un aérodrome censé accueillir des activités nouvelles dans le cadre du pôle d'excellence rural aéronautique Excell'air et du pôle de compé-titivité Pégase. Pas question de remettre en cause la réalisation de la centrale. Mais des discussions sont en cours pour assurer sa réalisation dans les temps, tout en préservant la filière aéronautique. « Nous nous donnons jusqu'à fin novembre pour trouver une solution », déclare Christian Séard, le vice-président du conseil général en charge du tourisme.

Le projet, baptisé Solenha, est d'envergure. « L'installation couvrira entre 50 et 80 hectares de terrain et développera 20 mégawatts », explique Marc Benmarraze, le président de Solar Euromed. L'investissement nécessaire s'élève à 80 millions d'euros, hors coût de raccordement au réseau via une ligne à haute tension. Il sera financé par 20 millions d'euros de capitaux propres et le recours à des emprunts, garantis par le rachat de l'électricité produite par EdF.

Qualité d'ensoleillement et absence de pollution

« Le montage financier sera finalisé au 1er semestre 2008, pour un lancement dès septembre 2008. L'inauguration aurait lieu en juin ou juillet 2010 », annonce Marc Benmarraze. Mais surtout, cette centrale doit constituer un véritable site pilote. « Notre ambition est d'impliquer des industriels français dans notre projet, Areva, Alstom ou Saint-Gobain, afin de générer une nouvelle filière capable de fabriquer ses propres produits et, à terme, de les exporter », commente le chef d'entreprise.

Le département y voit un autre avantage : « Le choix de notre territoire témoigne de sa qualité d'ensoleillement et de son absence de pollution. En outre, cette réalisation complémentera le parc à thème de culture scientifique Quasar que nous allons construire à Aspres-sur-Buëch », explique Christian Séard. D'autant que la centrale devrait attirer 50 000 touristes « industriels » par an

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