[ACTUALISÉ] - Après l'annonce de 3 000 suppressions de postes à l'usine d'Aulnay-sous-Bois, 1 400 à Rennes, 1 325 à la direction industrielle, 1 407 à la R&D, 570 à la direction des marques et 284 dans les autres directions, le groupe PSA Peugeot Citroën détaille ce vendredi les suppressions site par site.
On connaissait déjà le nombre de suppresions de postes dans les usines PSA d'Aulnay et Rennes. Le site de Poissy, dans les Yvelines, vient d'être fixé sur son sort après un comité d'entreprise organisé vendredi matin : PSA envisage d'y supprimer 700 postes, a appris l'AFP auprès de la direction et de sources syndicales.
Lors du comité d'entreprise vendredi matin, la direction a remis aux représentants du personnel un dossier de consultation, qui sera discuté le 26 juillet lors d'un nouveau CE.
"A Poissy, ce sont 700 personnes à qui on proposera un départ volontaire", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la direction, ajoutant que le site yvelinois "mettra tout en oeuvre pour accueillir les salariés d'Aulnay qui en feraient la demande".
Le groupe, qui a annoncé jeudi la suppression de 8 000 postes en France et l'arrêt de la production en 2014 à Aulnay-sous-Bois, prévoit de reclasser 1 500 salariés d'Aulnay sur le site de Poissy, qui va monter en puissance. Mais cela signifie pour les salariés d'accepter de déménager à une cinquantaine de kilomètres d'Aulnay.
Le secrétaire général de la CGT de PSA Poissy, Farid Borsali a estimé que la réunion de vendredi matin avait été "décevante". "Nous n'avons eu aucune précision", a-t-il poursuivi. "Les 1 400 intérimaires de Poissy risquent de se retrouver à la porte", a alerté M. Borsali.
Sur les 702 suppressions de postes prévues à Poissy, sont concernés 446 ouvriers, 189 agents de maîtrise et 67 cadres, a précisé une source syndicale. "Contrairement à Aulnay et Rennes où il s'agit d'un plan de sauvegarde de l'emploi, sur les autres sites dont Poissy, il s'agit d'un plan de redéploiement des compétences basé sur le volontariat avec des mesures d'incitation au départ volontaire", a précisé Michel Prost, secrétaire FO au CE.
"Ce n'est pas aux salariés de payer les erreurs de stratégie du groupe et on demande que PSA mette les moyens pour que personne ne reste sur le carreau", a-t-il ajouté.
Le site de Poissy, qui produit des DS3, des C3 et des 208, compte actuellement 7 000 salariés, dont environ 1 300 intérimaires, selon la direction. Une baisse de la cadence sur la ligne de production de la 208 est prévue "à l'horizon d'octobre", a précisé la porte-parole de la direction.
Sochaux : 579 suppressions de poste
Sur le site historique du Doubs, la CGT a indiqué que 579 emplois seraient supprimés sur la base des départs volontaires. Selon le syndicat, qui s'appuie sur des documents fournis par la direction du site, 369 postes seront supprimés dans le secteur de la R&D, 200 postes dans la production et 10 autres dans des services divers. Par ailleurs, environ 700 des 1 600 intérimaires du site ne devraient pas être reconduits.
Mulhouse : 273 départs volontaires
Le site PSA du Haut-Rhin, où travaillent près de 8 300 salariés et 800 intérimaires, sera touché par un plan de 273 départs volontaires, qui ne concernera pas le secteur de la production, a indiqué la CFDT à l'issue d'une réunion sur place d'un CE extraordinaire ce vendredi. "Ce plan concerne les emplois de structures, dans les services de recherche-développement ou administratifs, par exemple", a détaillé le syndicaliste. "Apparemment il n'est pas question de licenciements secs chez nous. Le problème, c'est qu'il y a sans doute des salariés qui souhaiteraient partir, mais ils ne travaillent pas forcément dans les services concernés par le plan", a-t-il encore observé.
Moselle : 94 emplois disparaîtront
Les deux sites de PSA en Moselle devraient pour leur part voir disparaître 94 emplois (52 à Trémery, 42 à Metz-Borny) sur la base de départs volontaires, essentiellement sur les effectifs de structure (recherche et développement, encadrement), selon des sources syndicales.











