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L'Usine de l'Aéro

Le robot plongeur Hulltimo nettoie les coques

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Pour éviter de sortir les bateaux de l’eau pour nettoyer leur coque, la start-up Hulltimo a mis au point un robot qui travaille sous l’eau.

Le robot plongeur Hulltimo nettoie les coques © Hulltimo

Sur le stand Hulltimo du Nautic de Paris (du 8 au 16 décembre 2012), le robot travaille inlassablement à l’intérieur de son cube de plexiglas rempli d’eau. La démonstration est éloquente : grâce à ses deux brosses rotatives, il crée à la fois la dépression lui permettant d’accrocher aux parois et de les nettoyer. L’Hulltimo Pro est le premier robot conçu pour le nettoyage sous l’eau des coques de bateaux de plaisance. En une heure, il s’acquitte de sa tâche pour une coque d’une dizaine de mètres. Il n’est donc plus nécessaire de faire appel à des plongeurs, de sortir le bateau au sec ou de l’échouer contre un quai pour nettoyer la coque. Des solutions soit coûteuses, soit immobilisant le bateau, voire les deux.

Pour respecter l’environnement et les règlements, les débris sont aspirés par un flux d’eau et filtrés dans un sac jetable, à la manière d’un aspirateur. Et à la différence du système existant de nettoyage par jets d’eau sous pression ou de brosses, il ne nécessite aucune installation portuaire et peut être utilisé sur des bateaux au mouillage. Sa consommation de 450 Watts se suffit d’un petit bloc électrogène pour l’alimenter.

 

Le robot est relié à un boîtier par un câble électrique de 18 mètres de long qui assure l’alimentation et la liaison informatique par l’intermédiaire d’une technologie de courant porteur en ligne (CPL). L’opérateur dirige le robot depuis une sacoche de commande reliée en Wi-Fi au boîtier. Celle-ci abrite une tablette numérique sous Android et un clavier simplifié pour diriger le robot. Un pilotage facile, grâce à un système embarqué de correction de trajectoire reposant sur des capteurs d’inclinaison qui permet au robot d’avancer droit sous une coque aux formes courbes. Sur la tablette, l’opérateur suit en vidéo les opérations grâce aux deux caméras embarquées et un éclairage à LED.

La principale limite d’Hulltimo, c’est son incapacité à nettoyer des coques très sales, par exemple avec des coquillages encastrés. Mais, après un carénage traditionnel, il pourra efficacement conserver la coque propre, à condition de réaliser deux à trois passages par an, chose rendue possible par le coût accessible de l’intervention, de l’ordre de 200 euros pour un bateau de dix mètres.

Commercialisé depuis quelques mois auprès de professionnels du nautisme, l’Hulltimo pourrait susciter la création d’entreprises de service, c’est au moins ce qu’espère Éric Tardy, le cofondateur d’Hulltimo, qui annonçait, à la veille de l’ouverture officielle du Nautic, la vente d’une vingtaine de produits. Des produits « made in France », assemblés à Apprieu (Isère) à partir d’éléments sous-traités à 98% à des entreprises françaises, dont 80% dans la région Rhône-Alpes. La jeune société est déjà présente en Italie, en Espagne et au Brésil. Viendront ensuite Dubaï et les États-Unis.

Patrice Desmedt
 

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