Le retour des surcapacités hante le monde de la sidérurgie
Par Daniel Krajka - Publié le
articles liés
ArcelorMittal ferme son aciérie de MadridENTRETIEN La fermeture de plusieurs aciéries d'ArcelorMittal a remis au premier plan la question des surcapacités de l'industrie sidérurgique. Le point sur la question avec Mike Elliott, global Mining & metals leader d’Ernst and Young.
Indice et cotations - Le retour des surcapacités est-il le plus important problème de la sidérurgie en Europe et aux Etats-Unis ?
Mike Elliott - Oui, la croissance de la demande et les fermetures de sites ont été plus que contrebalancés par l’ouverture de nouvelles capacités dans les marchés en croissance rapide. On dénombre aujourd'hui 493 millions de tonnes de surcapacités. C'est une menace massive, particulièrement pour les marchés les plus fragiles avec les coûts de production les plus élevés.
Comment réagissent les sidérurgistes pour préserver leurs marges ?
Ils déplacent leurs capacités vers les marchés émergents afin de profiter d’une demande en croissance. Ils développent leur intégration verticale en acquérant de nouvelles mines de fer et de charbon, afin de limiter la volatilité des prix et pouvoir fixer les prix des compagnies minières. Ils se focalisent aussi plus sur les besoins du consommateur, produisant plus de produits correspondants à la demande, plutôt que des produits génériques. Ceci les oblige à augmenter leur agilité opérationnelle, en utilisant de nouvelles technologies qui leur apportent une flexibilité plus importante. Ils ont mis en place des programmes durables de réductions de coûts qui vont au-delà de la réaction réflexe de 2008-2009 qui n’était pas soutenable. Enfin, l’utilisation de dérivés pour mieux gérer les risques associés aux prix des produits de base se développe, l’adoption de prix spot offre un marché de dérivés plus profond et plus opérant.
Le "retour à la mine" est-il une solution pour les sidérurgistes ?
C’est l’une des nombreuses stratégies que les aciéristes peuvent utiliser. Nous prévoyons une pénurie structurelle de l’offre de minerai de fer au moins jusqu’à 2015 et donc des marges de profit plus importantes dans l’amont du secteur.
Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur Indice et cotations

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












