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Le Rafale cale aux Emirats

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Dassault Aviation - Rafale
© Dassault Aviation - A. Paringaux

  L'interruption des négociations autour du Rafale aux Émirats Arabes Unis a été confirmée à l'Usine Nouvelle par une source proche du dossier.

Les négociations sont bel et bien « suspendues » avec les Emirats Arabes Unis (EAU), selon une source proche du dossier. Contrairement aux affirmations du ministre de la Défense, Hervé Morin, « les discussions n’ont pas repris depuis la fin du Ramadan », nous indique cette source.

L’Etat du Golfe doit en principe acquérir une soixantaine d’exemplaires de l’avion fabriqué par Dassault Aviation. Mais un article publié cet été par le Figaro (qui appartient à Serge Dassault, principal actionnaire de Dassault Aviation) sur l’achat par les EAU de technologies israéliennes a mis le feu aux poudres. Selon l’agence Reuters, cet article a provoqué la colère de Cheikh Mohamed bin Zayed, prince héritier d’Abu Dhabi et chef des forces armées des EAU. « Cela n’a pas fait plaisir aux autorités des EAU c’est clair », ajoute notre source. On ne sait pas à l’heure actuelle quand reprendront les négociations.

Mais il n’est pas sûr qu’un simple article du Figaro soit la seule raison de ce grippage. Les discussions entre la France et les EAU étaient très compliquées : les forces aériennes des EAU réclamaient une version remotorisée du Rafale (les réacteurs actuels ont une trop faible poussée pour les conditions de chaleur dans le Golfe), avec un radar à antenne active et des armements embarqués spécifiques. Bref, une version plus chère que le standard 3 du Rafale, le standard le plus moderne actuel du chasseur français. De plus, vieux client de Dassault, les EAU voulaient que la France reprenne à ses frais leurs 63 Mirage 2000-9 achetés au début des années 2000. Selon des sources proches de l’Etat-major français, ces nouveaux développements pourraient coûter plusieurs centaines de millions de d’euros au budget de la France. Pour les observateurs, les discussions entre la France et les EAU vont reprendre, le tout est de savoir quand. Pour faire pression sur la France, les EAU ont fait récemment savoir qu’ils avaient demandé à Boeing des éléments techniques sur le F/A 18, un concurrent direct du Rafale, notamment au Brésil

G. L-B

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1 réaction

Vince | 07/10/2010 - 10H24

Ne serait-il pas temps d'arréter les frais ? quand c'est raté, c'est raté, l'acharnement therapeutique coutera cher au contribuable français, tout ça pour des machines de guerre.

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