Le projet de LGV Lyon-Turin lancé dans la polémique

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LGV Rhin-Rhône
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François Hollande et le chef du gouvernement italien Mario Monti ont enteriné le projet de liaison ferroviaire entre les deux pays transalpins, censée entrer en service en 2025.

Pro et anti-LGV étaient suspendus à la décision finale du gouvernement français sur le projet de ligne à grande vitesse entre la France et l'Italie, mis en suspens en juillet dernier par le gel des projets d'infrastructure.

L'accord vient finalement d'être signé lors du sommet France-Italie le 3 décembre. La "déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin" a été entérinée à Lyon par les ministres des Transports des deux pays, en présence du président français François Hollande, du chef du gouvernement italien Mario Monti et de son homologue français Jean-Marc Ayrault, rapporte l'AFP.

Le coût de la LGV Lyon-Turin est estimé à 8,5 milliards d'euros, avec une répartition de charges encore inconnue mais qui devrait être un peu moindre pour la France par rapport à l'Italie.

Les deux leaders doivent désormais s'atteler à convaincre l'Union européenne de financer le projet à hauteur de 40 %. Mais "l'Union européenne l'a inscrit dans son réseau central prioritaire d'infrastructures" et a financé pour partie les premiers travaux, rappelait en juillet le président PS de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne.

L'"autoroute ferroviaire" a donc de grandes chances de voir le jour en 2025, combinant fret et trafic voyageurs pour relier, à terme, les villes de Lyon et Turin en 4 heures.

En marge du sommet franco-italien, environ un millier d'opposants au projet de LGV se sont rassemblés devant la gare des Brotteaux à Lyon pour protester, d'après l'AFP.

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