Robert Lefkowitz et Brian Kobilka ont élucidé la manière dont les cellules du corps humain sentent leur environnement, en découvrant la famille des récepteurs couplés aux protéines G. La moitié des médicaments passent par ces récepteurs pour agir.
Les récepteurs couplés aux protéines G, situés dans la membrane qui sépare les cellules du monde extérieur, sont sensibles à des hormones comme l’adrénaline, mais aussi à la lumière, des odeurs, des saveurs…
Robert Lefkowitz, 69 ans, est professeur de biochimie au Duke University Medical Center de Durham, (Caroline du Nord) et Brian Kobilka est professeur de Médecine et de Physiologie moléculaire et cellulaire à la Stanford University School of Medicine (Californie).
Lefkowitz s’intéresse aux récepteurs depuis plus de 40 ans… Dès 1968, son équipe a repéré des récepteurs en attachant de l’iode radioactif à diverses hormones. Ils ont ensuite extrait ces récepteurs, pour les étudier.
Dans les années 1980, avec Kobilka, ils ont isolé le gène qui code pour l’un de ces récepteurs. Quantité de récepteurs ont alors été identifiés. En 2011, Kobilka a réalisé une autre prouesse, en obtenant une image d’un récepteur au moment même où il est activé par une hormone et envoie un signal à l’intérieur de la cellule. Une sorte d’aboutissement pour des décennies de recherche.
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