Le prix du gaz pourrait augmenter de 30 à 40% en Europe d’ici à 2014
Par Astrid Gouzik - Publié le
Selon une étude publiée mardi 8 novembre par le cabinet A.T. Kearney, le marché européen va passer d’un excédent à une période de déficit structurel, dans un contexte de consommation croissante. Cette hausse se répercutera essentiellement sur les industriels et les grands clients.
En plein débat sur le bouquet énergétique français, et sur la place du nucléaire, mauvaise nouvelle sur le front des énergies fossiles. Sur les marchés de gros, le prix du gaz pourrait augmenter de 30 à 40% d’ici à 2014, selon l’étude du cabinet A.T. Kearney.
Après la crise financière de 2008, la demande se résorbe. Dans le même temps, les Etats-Unis commencent la mise en exploitation des gaz de schiste. Suit logiquement une période de surabondance du gaz naturel liquéfié (GNL) qui devrait prendre fin dans les trois prochaines années.
Puis, on devrait noter "de nouveau une détente sur les prix à partir de 2015", explique Laurent Dumarest, responsable du département Energie du bureau parisien de A.T. Kearney.
En France, ce sont les industriels qui devraient être les plus touchés. Les consommateurs résidentiels ne devraient que peu ressentir cette hausse des prix de gros. En effet, le tarif régulé qui concerne la très grande majorité des clients est indexé à 90% sur le prix du pétrole.
A l’échelle européenne, la consommation de gaz va bondir de 4 à 28% d’ici à 2020 alors que la production européenne va diminuer de 45%. Pour combler cette baisse, les pays européens devront importer plus.
De plus, selon le cabinet d’étude, l’Europe ne devrait pas "connaître de révolution des gaz non conventionnels à court terme", contrairement aux Etats-Unis.

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