Le président de conseil de surveillance de ThyssenKrupp démissionne

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Gerhard Cromme - ThyssenKrupp
© ESMT - Wikimedia commons

Plombé par des pertes colossales, et englué dans une série d’accusations de corruption, ThyssenKrupp annonce le départ de son très contesté président du conseil de surveillance.

A 70 ans, Gerhard Cromme est une figure de proue du monde industriel allemand. Il était depuis 12 ans à la tête du conseil de surveillance du premier sidérurgiste allemand. Il devait - selon toute vraisemblance - diriger la fondation Alfried Krupp von Bohlen und Halbach, fondation familiale qui est la première actionnaire du groupe, à la mort de son président actuel.

Mais les divers difficultés auxquelles doit faire face ThyssenKrupp actuellement auront probablement précipité ce changement de scénario. En effet, le groupe vient d’annoncer la démission de Gerhard Cromme.

L’homme d’affaires avait récemment été la cible de vives critiques. En cause notamment, les pertes abyssales imputables à la construction de nouvelles capacités de production aux Etats-Unis et au Brésil. L’ancien patron du groupe avait d’ailleurs été contraint de quitter le conseil de surveillance et la direction a été remaniée en profondeur. A ce moment-là, Gerhard Cromme avait réussi à conserver son siège, soutenu par le patriarche du groupe,  Berthold Beitz.

Par ailleurs, le groupe est empêtré dans des accusations de corruption, d'abus de confiance et d'entente illicite entre aciéristes concernant les prix du rail ou la fourniture d'acier à l'industrie automobile.

Gerhard Cromme quittera définitivement ses fonctions le 31 mars prochain en même temps qu’il se retirera de la fondation Alfried Krupp von Bohlen und Halbach.

Astrid Gouzik

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