Le Premier ministre défend les choix économiques et sociaux du gouvernement

Par  - Publié le
Jean-Marc Ayrault
© Franck Perry - AFP

  Jean-Marc Ayrault était l’invité de l’émission des Paroles et des actes le 27 septembre sur France 2. A cette occasion il est revenu sur tous les grands sujets industriels et économiques concernant le pays actuellement.

Le Premier ministre s’est prononcé sur le dossier ArcelorMittal à Florange. "Nous avons proposé à Arcelor Mittal d'accompagner la recherche d'un industriel, d'un repreneur (...) Ensuite on prendra nos responsabilités", a-t-il déclaré quelques heures après les pourparlers entre le groupe et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Il a précisé que la proposition de loi visant à obliger, lorsqu'une entreprise veut vendre, non pas de fermer, mais de rechercher un repreneur" serait déposée la semaine prochaine.

"Je ne peux pas (...) dire" que les hauts fourneaux ne fermeront pas, "ce ne serait pas honnête de dire le contraire", a tempéré le Premier ministre.

"Les salariés, pas une variable d'ajustement"

Sur la question du chômage, Jean-Marc Ayrault a dit qu’il fallait tout faire pour parvenir à l’objectif de François Hollande d’inverser la courbe du chômage d’ici à un an. Il a reconnu que le coût du travail ne devait pas être un sujet tabou. "Mais limiter la compétitivité de nos entreprises à la seule question du coût du travail, c'est une fausse réponse", a-t-il précisé.

Selon lui, les salariés ne doivent pas être considérés comme des variables d’ajustement dans le cadre des plans sociaux qui se multiplient en France. "Je pourrais vous faire la liste de toutes ces industries menacées de fermeture. Nous travaillons avec Arnaud Montebourg, avec Pierre Moscovici et l'ensemble du gouvernement pour trouver des réponses avec les partenaires sociaux site par site, a-t-il dit. Nous ne renonçons jamais, la crédibilité de la parole publique c'est de ne jamais baisser les bras".

"Il faut mettre en place de nouveaux mécanismes, c'est le sens de la négociation qui va démarrer le 4 octobre" avec les partenaires sociaux sur la sécurisation de l'emploi, a-t-il relevé.

Objectif confirmé

Quant aux questions fiscales, il a estimé que l’objectif de 0,8% de croissance en 2013 est "réaliste" et "atteignable" et celui de ramener le déficit français à 3% est maintenu. Mais il a aussi confié qu’il n’y aurait pas de hausse de la TVA ni de la CSG en 2013.

Le chef du gouvernement  a confirmé jeudi l'objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013, à la veille de la présentation du projet de budget.

"Si nous renonçons à cet objectif, alors tout de suite les taux vont remonter et là on sera dans la situation de l'Italie, là on sera dans la situation de l'Espagne et moi je ne veux pas ça", a-t-il plaidé.

 

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous