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Le Portugal n'a pas besoin de restructurer sa dette, dit Coelho

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LISBONNE (Reuters) - Le Portugal n'a aucunement besoin de renégocier sa dette ni de solliciter une nouvelle aide qui viendrait s'ajouter à son sauvetage de 78 milliards d'euros, estime le Premier ministre Pedro Passos Coelho dans une interview publiée vendredi.

Le pays se conforme aux objectifs du plan de sauvetage de l'Union européenne et il n'y a pas de raisons à ce qu'il cherche à renégocier ses dettes, a dit le chef du gouvernement à l'hebdomadaire Sol.

"Nous nous conformons aux objectifs, les déficits budgétaires sont en train d'être corrigés, le déficit extérieur est en train d'être corrigé, les réformes structurelles se déroulent bien, les privatisations ont démarré avec succès, alors pour quelle raison devrions-nous restructurer notre dette ?" a dit Pedro Passos Coelho.

Les rendements des obligations souveraines portugaises ont bondi en janvier à des niveaux sans précédent depuis la création de l'euro, faisant redouter à certains économistes que Lisbonne soit contrainte de suivre le chemin de la Grèce et de demander un autre sauvetage ou une restructuration de sa dette.

A plusieurs reprises, le gouvernement portugais a exclu de tels scénarios et cette semaine, les rendements obligataires ont nettement reculé.

Vendredi vers 11h15 GMT, le rendement des obligations portugaises à 10 ans s'inscrivait toutefois à 14,84%, plus du double du seuil de 7% considéré comme intenable.

La pression sur le marché obligataire secondaire est "circonstancielle" et devrait s'atténuer à mesure que le pays remplit ses objectifs économiques, estime le Premier ministre.

Avec les résultats économiques obtenus jusqu'à présent, "il n'y a pas de raison de penser que nous aurons besoin d'un nouveau plan d'aide et nous serons prêts à retourner sur le marché de la dette comme prévu", ajoute-t-il.

D'après son plan de sauvetage, le Portugal doit recommencer à émettre de la dette à moyen et long terme sur les marchés obligataires au second semestre 2013.

Le pays, dont la cure d'austérité l'a plongé dans une forte récession, doit réduire son déficit budgétaire à 4,5% de son produit intérieur brut (PIB), après 5,9% en 2011 - un objectif qui n'a été atteint que grâce à un transfert exceptionnel des fonds de pension bancaires vers l'Etat.

Axel Bugge, Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame

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