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Suite à la catastrophe de Fukushima, le monde du nucléaire français est en ébullition. Ces deux derniers jours, des problèmes « sans gravité » ont été relevés aux centrales de Paluel (Seine-Maritime) et de Gravelines (Nord). Quant à la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), elle attend toujours la décision de l’ASN de prolonger ou pas son activité.
Paluel : « Il n’y a pas de fuite radioactive »
Hier,
EDF a démenti des informations de la presse faisant état de fuites radioactives dans l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Paluel. « Il n'y a pas de fuite », a déclaré un porte-parole du groupe, qui a fait état d'un problème d'étanchéité sur un réacteur suite à un incident le 28 d'avril dernier, lors d’un arrêt de maintenance.
« Il y a une légère inétanchéité sur l'un des ensembles combustibles du réacteur 3 de la centrale de Paluel, a-t-il ajouté. La situation est stabilisée, sans impact sur la sûreté du site et sur l'environnement ».
Le bureau de la CGT de la centrale se dit « plutôt en phase avec l’employeur » et confirme la maîtrise de la situation, ainsi qu’aucune contamination des salariés.
Fessenheim : fixée sur son sort dEBUT JUILLET
Ce jeudi 23 juin, un article publié dans Le Figaro a fait état d’une prolongation du bail pour dix années supplémentaire, assortie de recommandations, portant sur des travaux techniques…
La centrale de Fessenheim aurait donc encore de l’avenir. Sur place, on ne communique pas « tant que l’ASN ne s’est pas prononcée ».
Dans un communiqué, les eurodéputé(e)s d’Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) dénoncent cette décision qui n’a pourtant pas été encore « officiellement » prise. EELV reproche l’utilisation par l’ASN de ces « propres critères » pour évaluer l’état de la centrale, alors qu’une liste de tests de résistance a été décidée il y a un peu moins d’un mois par la Commission européenne. Des tests non effectués sur la centrale de Fessenheim, selon Michèle Rivasi, député européenne pour EELV.
A Gravelines : un problème sans gravité et un accident du travail
Le réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire de Gravelines a été arrêté quelques heures hier après un « défaut de régulation sur une vanne » survenu mardi en fin de journée, avant d'être relancé mercredi, a-t-on appris auprès d'un porte-parole d’EDF. « Le réacteur a été remis en fonctionnement mercredi et devrait être re-couplé » avant 18h00.
Sur le site internet du Réseau de Transport d'Electricité (RTE), qui recense les arrêts « fortuits » des groupes de production d'électricité de tous types de plus de 100 mégawatts, l'incident est classé dans les catégories « chaudière - réacteur - génération de vapeur ». La centrale de Gravelines compte au total 6 réacteurs de 900 MW chacun. Les arrêts fortuits de réacteurs nucléaires sont relativement fréquents: celui de Gravelines est le 4ème recensé depuis le début du mois de juin dans une centrale nucléaire par le site de RTE.
Hier, un accident du travail a eu lieu, lors d’une opération de maintenance extérieure sur le bâtiment. Le salarié a été hospitalisé dans un état critique, après sa chute d’une échelle. « L’accident n’est pas du tout lié à une défaillance technique du site », précise le délégué CGT, B. Bocand.
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