Le plan télécoms de Bercy très interventionniste

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Téléphone portable
© David Jager - Flickr - C.C.

Bercy annonce des mesures pour rendre viable le secteur des télécoms. Au programme des obligations de déploiement de réseau, en particulier pour Free. Et des incitations à l’emploi pour tous.

Le gouvernement a dévoilé des mesures pour que le secteur des télécommunications "renoue avec la création d’emplois et l’investissement en France", permettant de rendre "viable un marché à quatre opérateurs de réseau". Après avoir reçu ces derniers avant l’été, il semble surtout vouloir satisfaire deux clans.

Les opérateurs "historiques" (Orange, SFR et Bouygues Télécoms) pour commencer. Qui n’en finissent plus de revendiquer une baisse d’activité consécutive à l’arrivée de Free Mobile. C’est ainsi surtout pour surveiller ce dernier que le gouvernement met en place un observatoire de l’investissement et du déploiement des infrastructures mobiles, et publiera début 2013 "des lignes directrices sur les conditions de mutualisation et d’itinérance". Free Mobile dispose en effet d’un accord d’itinérance avec Orange qui lui permet d’utiliser le réseau de ce dernier en attendant d’avoir déployé sa propre infrastructure. Bien qu’il s’en défende, il est régulièrement accusé par ses concurrents de faire trainer ses déploiements et de profiter de cette itinérance. Ce qui le favoriserait.

Mais le gouvernement ne veut pas non plus totalement fâcher le quatrième opérateur. Il dit ainsi vouloir sécuriser "juridiquement le modèle de subventionnement des terminaux ainsi qu'une possible modération du rythme de renouvellement des terminaux." Free est actuellement en procès contre SFR, considérant que les subventions aux terminaux mobiles constituent un crédit à la consommation déguisé.

Inciter à l’emploi en France

Le même Free a par ailleurs - et conformément aux exigences des précédents gouvernements - ouvert plusieurs centres d’appel en France dont deux en Région Parisienne, créant ainsi quelques centaines d’emplois sur le territoire. Les trois autres opérateurs sont en revanche en phase de réduction d’effectifs. Pour pallier le mouvement et relancer l’emploi dans le secteur, le gouvernement veut justement s’appuyer sur le potentiel des centres d’appel, à condition qu’ils s’installent ou restent en France.

Il propose d’abord un label de Responsabilité sociale d’entreprise (RSE) garantissant un niveau d’emploi dans la relation clients en France. Et, plus étonnant, il veut aussi accroitre "la qualité de service dans la relation client, qui serait susceptible de générer de l’emploi, par exemple au travers d’offres premium." SFR vient effectivement d’annoncer ce type d’offres (plus l’abonné paye cher, plus il a accès à un service de haut niveau.) Le gouvernement pourrait enfin inclure des exigences relatives à l’emploi pour l’attribution de nouvelles fréquences pour la 4e génération mobile dans la bande des 1800 MHz, si celle-ci était décidée.

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2 réactions

Bon a savoir | 10/10/2012 - 16H05

Il est temps de rappeler les réalités avec Free qui annonce avoir crée 1000 emplois sans préciser que Free a crée sa société au Maroc et intègre dans ses pseudos effectifs 1800 personnes payées 150 euros par mois. La com, c'est bien mais il faut être honnête...

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Réalité | 10/10/2012 - 14H22

Cette position est logique .

L'ARCEP a imposée une dissymétrie et une obligation d'itinérance pour financer la création d'un quatrième opérateur.

La téléphonie est le seul domaine ou ce modèle se pratique. Je ne connais aucun domaine ou on demande a une entreprise de financer le développement de son concurrent et de lui fournir à un tarif décidé par un organisme son outil de production.

Cela génère un marché non concurrentiel et chaque client Free est subventionné à hauteur de 10 euros par ses concurrents.

Free a ce jour n'a déployé que 597 antennes sur l'année 2012 car il a utilisé cette aide pour pratiquer des offres commerciales agressive.

Face au laxisme ou la bienveillance de L'ARCEP il est normal que l'état demande des comptes.

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