Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Le photovoltaïque déjà compétitif dans plus de 15 pays

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Dans une étude, la société de conseil Alcimed met en évidence l'explosion du solaire. Les panneaux photovoltaïques deviennent compétitifs face au nucléaire et à l’éolien. Ils s’exonèrent peu à peu des subventions et leur part dans le mix électrique mondial devrait croitre très rapidement.

 

Il est loin le temps où l’on reprochait au photovoltaïque ses coûts trop élevés. Désormais, celui-ci est en passe d’atteindre la parité réseau - c’est-à-dire la rentabilité sans subvention -  dans plus de quinze pays, selon une étude du cabinet Alcimed qui parle d’une "énergie devenue incontournable". Déjà au Chili, les premiers champs solaires sans subvention voient le jour tels que les projets Salvador (Sunpower, 70 MW) et Luz del Norte (First Solar, 141 MW) dont l’électricité est vendue au prix de gros. Certes, le Chili bénéficie d’un ensoleillement puissant 3400 kWh/m²/an (contre 1400 kWh/m²/an pour la France), mais la baisse impressionnante du coût des panneaux explique cet engouement.

"L’industrialisation des procédés de fabrication et la baisse du prix du silicium – la technologie silicium représentant 90% du marché des panneaux PV – a permis au prix des modules de chuter drastiquement", décrit Ronan Lucas, responsable de missions chez Alcimed. En 1980, le coût était de 24 euros par watt, il s’établit aujourd’hui à 0,56 euros, soit une division d’un facteur 43 ! Une baisse qui s’est accompagnée d’une très forte consolidation du secteur.

70 euros par MWh en France

L'électricité produite par les panneaux photovoltaïques s’établit, selon les conditions d’ensoleillement, entre 70 et 110 euros par MWh. Un coût comparable au nouveau nucléaire (type EPR) ou aux champs d’éoliennes à terre. Alcimed affirme même que ce prix peut concurrencer les coûts des centrales à gaz et à charbon dans certains pays à fortes exigence environnementale. En France, certains grands projets (supérieurs à 5MW) portés par Solaire Direct atteindraient déjà 70 euros par MWh.

Fort de ces performances, le photovoltaïque explose. Fin 2014, la capacité mondiale s’établissait à 88 GW. Durant l’été 2015, elle a franchi la barre des 200 GW et devrait atteindre 500 GW en 2019. Cette croissance est surtout tirée par la Chine qui prévoit d’installer 85 GW, contre 45 GW pour le Japon et 42 GW pour les Etats-Unis. Sans oublier l’Inde qui à l’horizon 2022 envisage le déploiement de 100 GW. En terme de mix, le photovoltaïque couvre aujourd’hui 1 % de la demande mondiale. Il devrait sans difficulté atteindre 16 % en 2050 comme le prévoit l’Agence International de l’énergie (AIE), voire avant, envisage Alcimed.

Un modèle électrique à revoir

Pour le cabinet, cette croissance remet en cause le business model des grands électriciens. "Le solaire PV pourrait bouleverser les business model classiques du réseau d’électricité (…) En Allemagne, au-delà des fermes solaires de plusieurs MW, les installations en toiture ont également atteint la parité réseau pour les particuliers, avec comme conséquence directe de les orienter vers l’autoconsommation. Si les systèmes de stockage comme les batteries réussissent à devenir compétitifs, les énergéticiens historiques ont de quoi se sentir menacés…",  explique Jean-Philippe Tridant-Bel, Directeur de la BU Energie et Environnement dans un communiqué.

Ludovic Dupin

Réagir à cet article

2 commentaires

Nom profil

13/10/2015 - 13h36 -

Grosse erreur de raisonnement !
Le solaire ne produit que quand il y a du soleil ! Il ne pourra en aucun cas remplacer le nucléaire qui, lui, s'ajuste à la consommation.
Tout au plus le solaire peut être un appoint à des énergies pilotables (nucléaire, hydraulique, gaz), appoint limité car ces dernières énergies sont alors obligées de compenser les caprices du vent et du soleil et leurs capacités ont des limites. En France, il est irréaliste de viser plus de 30% d'énergies intermittentes comme le solaire ou l'éolien. Les allemands commencent à s'approcher de ces limites, ils perturbent le réseau national voire européen, et la probabilité d'un "black-out" en hiver grandit dangereusement.
Ces précisions techniques étant données, il peut être intéressant de développer du solaire dans les pays ou les régions qui sont alimentées avec des centrales fossiles (charbon gaz), car cela réduit les émissions de GES.
En France c'est totalement idiot car l'électricité est déjà décarbonée grâce au nucléaire et à l'hydraulique.
En plus ça plombe notre économie déjà bien mal en point !
Répondre au commentaire
Nom profil

09/10/2015 - 10h40 -

Très intéressant... mais dommage croissance tirée par la Chine, le Japon, les Etats-Unis et l’Inde.. où est la France, où est l'Europe? Est-il trop tard pour bâtir un programme du solaire type Arianespace ou Airbus?
Répondre au commentaire

Les entreprises qui font l'actu

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus