Le pétrole démarre 2012 sous tension
Par Ludovic Dupin - Publié le
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PSA Vesoul : un mois de chômage technique, l’embargo sur l’Iran mis en cause L'IRAN MENACE PSA VESOUL Nouveau mois de chômage technique à PSA VesoulStabilisé aujourd'hui à 100 dollars le baril, le pétrole pourrait s'envoler vers son record de 2008 à 150 dollars. Une hausse potentielle engendrée par des tensions géopolitiques en Iran.
Toujours en conflit avec la communauté internationale sur son programme nucléaire, l'Iran commence 2012 en jouant un double-jeu des plus inquiétants. Fin 2011, l'Union Européenne a brandit la possibilité de boycotter les exportations de produits pétroliers de la république islamiste, une mesure déjà appliquée par les États-Unis. En réponse, l'Iran a menacé de bloquer le détroit d'Ormuz, entre le Golfe persique et l'Océan indien. Large de 40 kilomètres, ce passage voit transiter entre 35 et 40 % des flux pétroliers mondiaux.
Ce lundi 2 janvier, l'Iran a proposé de reprendre des discussions avec l'Union Européenne. Mais, dans le même temps, le pays a testé deux missiles, l'un a courte portée, l'autre à longue portée, alors que sa flotte fait des manœuvres dans la zone du détroit. Ces démonstrations prouvent que l'Iran a la capacité d'appliquer sa menace, au moins sur une courte période… Ce qui reviendrait à une déclaration de guerre avec plusieurs pays de la région et avec les États-Unis.
Cette terrible perspective a un effet délétère sur le pétrole qui est déjà sous tension. Après le pic de 150 dollars par baril atteint en 2008, les prix étaient retombés à 40 $ suite à la chute de Lehmann Brother. Ils avaient de nouveau grimpé à 126 dollars au printemps dernier après que la Lybie ait cessé d'exporter ses 1,6 million de barils produits quotidiennement. Début 2012, la Libye a retrouvé 70 % de sa production d'avant-guerre, ce qui n'a eu que peu d'effet sur les cours.
Autre pression : un fort déséquilibre entre l'offre et la demande. Malgré la crise, la consommation de pétrole va s'accroitre de 1,3 million de barils par jour en 2012 pour atteindre 90,3 millions de barils. Cette croissance sera, sans surprise, tirée par les pays émergents. Le problème est que la production ne croit pas assez vite, à cause d'un manque d'investissement. Selon l'agence internationale de l'énergie, le secteur pétrolier aura besoin de presque 10 000 milliards de dollars d'investissements d'ici 2035.
Accident en mer du Nord, sabotages au Nigéria, troubles au Yémen.. Le moindre problème technique ou géopolitique pourrait facilement entraîner une flambée du prix du pétrole, peut-être au-delà des 150 dollars le baril.
1 réaction
Magda | 03/01/2012 - 16H40
Le manque d'investissement est certainement lié à l'épuisement des ressources. Pourquoi investir dans la modernisation de puits d'où on retire maintenant plus d'eau que de pétrole?

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