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Le PDG de Dassault Aviation se défend

Par Rémy Maucourt - Publié le
Charles Edelstenne
© D.R.

Charles Edelstenne affirme que son groupe ne vit pas aux crochets de l'Etat. Alors que le Rafale ne trouve toujours pas preneur à l'export, le PDG défend son groupe lundi dans les colonnes du Figaro.

Le récent échec du Rafale en Suisse a lancé une nouvelle salve de critiques contre Dassault Aviation. Le PDG du groupe Charles Edelstenne défend son entreprise : "pour ceux qui continuent à penser que nous sommes un arsenal vivant grassement aux crochets de l'Etat, je veux juste leur indiquer que 75% du chiffre d'affaires de notre société reposent sur la vente d'avions civils et que les commandes de l'Etat ne représentent en moyenne que 20% de notre activité !", explique-t-il au Figaro.

Le Rafale garde quelques chances de s'exporter à court terme, notamment l'Inde (qui doit donner sa réponse à partir de mi-décembre) et les Emirats Arabes Unis. Ce dernier prospect est pris en exemple par Charles Edelstenne pour prouver la bonne volonté de Dassault. "Rien que pour les Emirats arabes unis, plus de 100 personnes de Dassault Aviation, et je ne compte pas ceux de nos coopérants Thales et Snecma, sont mobilisées dans les négociations Rafale depuis plus de deux ans. Croyez-vous que je dépenserais autant d'énergie juste pour faire de la figuration si je n'en étais pas convaincu ?", se défend le PDG.

Charles Edelstenne justifie le prix du Rafale par sa polyvalence. Le chasseur peut remplacer plusieurs types d'avion différents, "ce qui contribue à réduire la quantité d'avions nécessaires pour remplir les missions qui relèvent de l'aviation de combat". Impossible selon lui de comparer le Rafale à d'autres avions "un pour un".

Le PDG a également défendu son projet de drone, qui a vu ses fincancements coupés par le Sénat. Il considère que le projet Heron TP "va conforter toute une filière industrielle française cohérente autour de Dassault Aviation, dans l'optique de mettre l'équipe France en position de force pour aborder la coopération franco-britannique".

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1 réaction

gerardc27 | 13/12/2011 - 17H43

Mr Edelstenne soyez certain que si Dassault Aviation n’avait pas été depuis 30 ans étrangement protégé et cajolé par l’Etat français contre toute réalité économique, vous

N’existeriez sans doute plus. Le bon sens eut-été de vous faire absorber par « l’autre constructeur d’avions » ; ce qui vous aurait permis d’obtenir un brevet européen et une

Force de frappe sans équivalent sur les marchés extérieurs avec un directeur des ventes

Anglais par surcroît. Mais pour cela il faut voir un peu plus loin que soi et ne pas se

Contenter d’une vision « d’arsenal » bien au chaud derrière le contribuable français.

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