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Le patron d’Ipsen remercié pour des « divergences stratégiques »

Par Barbara Leblanc - Publié le
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Ipsen va changer de tête. Le président directeur général, Jean-Luc Bélingard, a été contraint de quitter le groupe pharmaceutique après des divergences stratégiques au sein du conseil d’administration.

Le nouveau patron du laboratoire Ipsen, qui fabrique entre autres les médicaments Increlex et Somatuline, s’appellera Marc de Garidel, à compter du 22 novembre. Il est l’actuel patron Europe de la biotech américaine Amgen. Il a été nommé à cette fonction après la décision du conseil d’administration de se séparer du président directeur général en place depuis neuf ans, Jean-Luc Bélingard.

Le groupe précise que des « divergences stratégiques » sur les objectifs à long terme du groupe sont apparues entre le conseil d’administration et Jean-Luc Bélingard. « Jean-Luc Bélingard souhaitait accélérer le développement d'Ipsen en médecine de spécialité. Le Conseil trouvait que les choses allaient trop vite après les acquisitions aux États-Unis ces dernières années », explique-t-on dans l'entourage du dirigeant. Depuis deux ans, le groupe a acquis les sociétés américaines Tercica et Vernalis et vient de signer un partenariat début 2010 avec la biotech californienne Inspiration, valorisée à 425 millions de dollars.

Spécialisé dans l’oncologie, l’endocrinologie, la neurologie et l’hématologie, le laboratoire, entré en Bourse en 2005, pèse désormais 2,1 milliards d’euros. Mais confronté à un retard de développement de l’antidiabétique Taspoglutide, vu comme un potentiel blockbuster capable de générer plus d’un milliard de dollars, le groupe a vu son cours chuter depuis juin dernier. Au total, depuis janvier, le titre a reculé de 35%. Le groupe avait confirmé ses objectifs de croissance pour 2010 le 31 août dernier, tablant sur une hausse de 10% de ses ventes de médecine de spécialisé et un recul de 5 à 7% dans le domaine de la médecine générale.


Ipsen vend ses actions dans PregLem

Le conseil d’administration a en outre annoncé la vente à Gedeon Richter de ses actions dans le capital de la biotech PregLem pour un montant initial de 4,5 millions d’euros. D’autres paiements doivent intervenir par la suite, mais ils dépendront du développement d’Esmya, un traitement en phase III pour le traitement de certaines tumeurs de l’utérus. Cette vente entre dans la stratégie du groupe de vouloir cibler ses quatre domaines thérapeutiques de prédilection et de valoriser son portefeuille de recherche et développement.

 

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