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L'Usine de l'Energie

Le parc éolien offshore de Dieppe-Le Tréport dépose sa demande de "permis de construire"

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Le porteur du projet du parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport (consortium Engie-EDP Renewable-Caisse des Dépôts) a déposé, mercredi 10 mai, à la préfecture de Seine-Maritime, les demandes d’autorisation. Un projet de 2 milliards d’euros. Le raccordement du parc éolien se fera au niveau de la centrale nucléaire de Penly située entre Dieppe et Le Tréport. Les premiers kilowattheures sont attendus en 2021 s’il n’y a pas de recours.

Le parc éolien offshore de Dieppe-Le Tréport dépose sa demande de permis de construire
Le projet de parc éolien en mer aux larges de Dieppe et du Tréport (Seine-Maritime) doit fournir 496MW à partis de 2021.
© D.R.

Les éoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport, société de projet du consortium Engie-EDP Renewable-Caisse des Dépôts, a déposé mercredi 10 mai à la préfecture de Seine-Maritime, les demandes d’autorisation pour construire son parc éolien. Il doit comporter 62 machines d’une puissance unitaire de 8 MW (soit une puissance installée de 496 MW) à 17 km de Dieppe (Seine-Maritime) et à 15,5 km du Tréport (Seine-Maritime). Ces demandes – également déposées hier pour le parc vendéen de Yeu-Noimoutier du même consortium – sont l’équivalent d’un dépôt de permis de construire sur la terre ferme. Elles visent l’obtention d’une concession d’utilisation du domaine public maritime et l’autorisation de construire et d’exploiter le parc éolien au titre de la loi sur l’eau.

"La décision finale d’investir sera prise fin 2018 ou début 2019, a indiqué Raphaël Tilot, le directeur du projet de parc éolien en mer Dieppe Le Tréport, au cours d’une conférence de presse à Dieppe jeudi 11 mai, rappelant qu’il s’agit d’un projet à 2 milliards d’euros. Si le projet n’est pas retardé par des recours, les premiers kilowattheures devraient être produits en 2021." Raphaël Tilot a confirmé que le dossier déposé à la préfecture comprenait le plan industriel de fabrication des éoliennes (nacelles et pales) au Havre (Seine-Maritime) avec 750 emplois directs. Un plan industriel qui s’appuie toujours sur la turbine d’Adwen. "Notre plan initial intègre la turbine 8MW d’Adwen dont le prototype est en phase de test. Ce plan n’est pas remis en cause aujourd’hui par la fusion toute récente Siemens-Gamesa, a précisé Raphaël Tilot. Mais Siemens ayant développé sa propre turbine 8 MW, on ne peut pas exclure qu’il souhaite fournir le marché français avec ses éoliennes."

"Nous faisons tout pour permettre la cohabitation avec la pêche"

Christophe Leblanc, directeur du développement du parc éolien Dieppe-Le Tréport, a mis l’accent sur l’étude d’impact environnementale qui vient d’être transmise aux services de l’Etat. Le document de 3 000 pages (annexes comprises) va maintenant être soumis à enquête publique. Confronté à une forte opposition des pêcheurs du secteur qui considèrent que le parc éolien recouvre des zones de pêche majeures, le porteur du projet a modifié le schéma d’implantation des éoliennes au sein du parc qui représente une superficie de 79 km². "Il n’y aura pas de turbines à l’entrée de la zone du Creux et des Ridens, qui sont les principales zones de pêche dans le parc, a expliqué Christophe Leblanc. Nous voulons tout faire pour permettre la cohabitation avec la pêche et réduire l’impact pour la navigation. Nous avons prévu un alignement des câbles dans le sens du courant pour éviter les croisements avec les routes des chalutiers."

Le responsable du développement a encore précisé qu’il y aurait une distance de 1,6 kilomètre entre deux lignes d’éoliennes. Enfin, des mesures de compensation financières sont prévues pour la période de construction durant laquelle l’activité de pêche sera interdite. La société Les éoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport a également prévu d’atténuer les nuisances sonores pour les poissons durant le chantier d’installation des fondations jacket. "Des rideaux de bulles vont être mis en place pour réduire le bruit provoqué par l’enfoncement des pieux dans le sol par marteau hydraulique", a indiqué Christophe Leblanc.

Raccordement au niveau de la centrale nucléaire de Penly

De son côté, RTE, le réseau de transport d’électricité, filiale d’EDF, a également déposé le 10 mai des demandes d’autorisation à la préfecture de Seine-Maritime. Il sera chargé de raccorder le parc au réseau terrestre. Un coût de 200 millions d’euros. "Pour évacuer l’électricité produite par le parc, nous allons construire deux liaisons sous-marines 225 000 volts de 24 kilomètres, a précisé jeudi 11 mai Jean Isoard, directeur concertation-environnement de RTE Normandie. Le point d’atterrage sera situé sur le littoral au niveau de la centrale nucléaire de Penly", située entre Dieppe et Le Tréport. Le raccordement au poste 400 000 volts de Penly nécessitera la construction d’un poste intermédiaire de raccordement permettant d’élever la tension du câble de 225 000 volts à 400 000 volts.

Claire Garnier

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