Le paracétamol des Upsa vient de trop loin
Par GAËLLE FLEITOUR - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 32631,2 kg de CO2
À Agen, Bristol-Myers Squibb (BMS) sort 400 millions de boîtes de médicaments chaque année. Sous la marque Upsa, 80 % sont des produits à base de paracétamol. Une des matières premières qui plombent le bilan carbone du site. En 2009, ces dernières représentaient 80 % des 420 000 tonnes d'équivalent CO2 générées par l'activité de production de BMS France, c'est-à-dire 1,2 kg d'équivalent CO2 par boîte selon le bilan carbone réalisé avec le cabinet Carbone 4. Une surprise pour Benoît Gallet, responsable Europe du programme « Go Green » et membre du comité « sustainability » de BMS. « Nous ne nous représentions pas le poids des matières premières, reconnaît-il. En fait, c'est leur transport qui pose problème, ce qui est très difficile à résoudre. Il faudrait déplacer notre production en Chine ou aux États-Unis, les pays d'où proviennent notre paracétamol, car il n'y a plus de producteur en France ou en Europe ! Une solution inenvisageable ! » Pour atteindre son objectif de réduction de 15 % de ses émissions de CO2 en 2015, le site d'Agen a donc dû miser sur d'autres postes. Comme l'optimisation de son bilan énergétique, qui représente 10 400 tonnes. « Nous avons négocié avec EDF pour payer 15 % de notre consommation annuelle d'électricité à un tarif un peu plus élevé, si elle est fournie à partir d'énergies renouvelables », explique Benoît Gallet. Ou encore l'utilisation de véhicules électriques pour traiter les déchets. Forte de ces enseignements, la filiale France pousse sa maison mère à l'imiter. BMS prépare ainsi un bilan carbone aux États-Unis et l'envisage aussi à l'échelle du groupe.











