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Le P-DG de Safran Jean-Paul Béchat sous pression

Par RédactionL'Usine Nouvelle - Publié le

Le président du directoire de Safran, le groupe issu de la fusion entre Snecma et Sagem, a présenté aujourd'hui des résultats semestriels très décevants avec une chute de 36, % du bénéfice net à 133 millions d'euros.


Une dégradation essentiellement due aux mauvais résultats de la branche Communications. Alors que les salariés ont exprimé leur mécontentement hier, et que les marchés financiers ne cachent plus leurs doutes sur la réussite de la fusion, Jean-Paul Béchat doit affronter l'indécision de son conseil de surveillance sur la stratégie du groupe et le vide laissé par la démission du directoire de Grégoire Olivier, ex-Sagem.
Les actionnaires, qui se sont réunis hier soir, ont préféré temporiser, notamment sur la question de la cession de la branche Communications, ou sur les problèmes de gouvernance. « Nous avons mandaté deux banques pour étudier toutes les solutions concernant la branche Communications, y compris une cession. Mais il n'est pas question de vendre à n'importe quel taïwanais en faisant un chèque. Nous gardons une vision d'industriel », a expliqué Jean-Paul Béchat. Celui-ci est en effet sous la pression des pouvoirs publics et des salariés. Ces derniers s'opposent à tout démembrement du groupe et ont fait savoir bruyamment, en manifestant devant le ministère de l'Economie et des Finances, qu'ils estimaient être «dupés» par la direction.
On s'achemine donc vers un imbroglio puisque les dirigeants opérationnels comme le conseil de surveillance, ont visiblement une autre optique. Par ailleurs, la question de la gouvernance n'a pas été tranchée. Un départ de Jean-Paul Béchat a été évoqué, comme celui de Mario Colaiacovo (ex-Sagem), le président du conseil de surveillance. Depuis le départ de Grégoire Olivier, le directoire se résume deux hommes appartenant au sérail de Snecma, Jean-Paul Béchat et Yves Imbert, qui n'a plus que rang de « conseiller ». « Ces questions relèvent du Comité des nominations, qui se réunira en temps utile. Mais il est certain que nous ne pourrons pas continuer à fonctionner comme cela. Il serait nécessaire de rééquilibrer le directoire avec des hommes de Sagem », a estimé Jean-Paul Béchat.

GLB

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