Le nucléaire iranien au cœur du prochain rapport de l’AIEA
Par Barbara Leblanc - Publié le
C’est le 8 novembre que l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit remettre son rapport sur le programme nucléaire iranien. Un rapport aux conséquences politiques importantes.
Selon plusieurs sources diplomatiques occidentales, le rapport devrait être critique à l’égard de l’absence de coopération de l’Iran et au non-respect de ses obligations en tant que pays membre de l’AIEA. C’est notamment sur la poursuite de l’enrichissement d’uranium que le pays est critiqué, car c’est par ce biais qu’il pourrait accéder à l’arme atomique. Et cela, malgré une injonction d’y mettre fin de l’Organisation des Nations Unies.
L’AIEA s’appuierait sur des éléments provenant de services secrets occidentaux, de photos satellitaires témoignant de la présente sur la base militaire de Parchin près de Téhéran de ce qui pourrait être une installation nucléaire.
Avant même la publication officielle du rapport, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a récusé une mise en cause par l'AIEA, "de plus en plus politisée" et "sous l'influence grandissante des Etats-Unis".
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad déclare pour sa part dans un entretien publié le 7 novembre dans le quotidien d'Etat Al-Akhbar que les Etats-Unis et Israël cherchaient à frapper l'Iran pour lutter contre son influence grandissante. Il met en garde contre toute attaque contre son pays.
Les médiations russe et turque ont échoué et les discussions entre l'Iran et le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine - plus l'Allemagne), interrompues en janvier, sont dans l'impasse.
Ce rapport fera suite à celui remis en septembre, dans lequel l’AIEA pointant déjà des informations crédibles concernant un possible aspect militaire du programme iranien. L’AIEA exprimait alors une inquiétude grandissante. Malgré tout, le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, devrait s'abstenir de conclure définitivement dans un sens ou dans l'autre.
Ce rapport sera soumis au conseil des 35 gouverneurs de l'agence onusienne qui se réuniront les 17 et 18 novembre à son siège à Vienne.

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












